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15/09/2006

André Diligent n'aimait pas les honneurs

Je continue ma petite rubrique du week-end en racontant des souvenirs d’André Diligent. Il est dans les prérogatives d’un parlementaire de pouvoir s’adresser à un Ministre en exercice pour tenter de faire avancer telle demande de distinction. C’est une chose que de demander la légion d’honneur pour un ancien collègue conseiller général ou maire, ou le président de telle structure, mais je dois dire que André Diligent ne mangeait pas de ce pain là. Non, s’il jugeait devoir intervenir pour une légion d’honneur ou davantage, c’est que le sujet en question le méritait. Il mis ainsi un acharnement tout particulier à défendre la reconnaissance d’un ancien combattant de Roubaix. A chaque nomination ministérielle, sans jamais rien oublier, André Diligent nous demandait de ressortir le dossier de l’intéressé. « On ne relâche pas la pression. Et vous mettez copie à Monsieur le Préfet, sans faute ». Je ne suis pas sûr que l’intéressé eût finalement gain de cause. Au grand regret de notre Cher Sénateur. Nous ne pouvons passer ici sous silence qu'André Diligent la refusa pour lui-même. Il n'aimait pas les honneurs.

13/09/2006

RMI: pour une fois, ils auraient du laisser la polémique au placard

Début juillet, le président du Conseil Général a convoqué conjointement le Conseil Départemental d’Insertion et le conseil consultatif départemental de l’action sociale. L’enjeu, faire le point sur cette question des contrats d’avenir, entendez ces contrats aidés " version Borloo " visant à faciliter l’insertion sociale et professionnelle de personnes bénéficiant de l’allocation de Revenu Minimum d’Insertion. Lors de cette séance, j’ai personnellement regretté " cette mauvaise polémique " naissante et m’en suis ouvert publiquement auprès de Bernard Derosier. J’aurais préféré que le président présente devant les deux conseils réunis les éléments objectifs en sa possession et qu’il s’appuie sur l’avis de ces deux conseils pour prendre une décision politique dont on voit aujourd’hui toute la portée. Mais la polémique était d’ores et déjà lancée. Les deux conseils n’ont pu que prendre acte de la motivation du Président Derosier à aller jusqu’au bout. Sur le fond de cette affaire, nous entendons le motif présenté sur la non prise en charge intégrale de l’Etat du transfert des coûts du RMI et nous le dénonçons avec la même fermeté. Dans le même mouvement, nous rappelons que la signature d’un contrat d’avenir ne doit pas avoir pour objet de permettre à l’Etat de ne plus financer la compensation du RMI au département alors que la charge financière demeure. Mais depuis deux années au conseil général du Nord, nous assistons à cette même et lassante partie de " ping-pong " entre la droite et la gauche au sujet de la décentralisation. Nous avons notamment créé le groupe UDF pour sortir de cet affrontement souvent stérile, toujours caricatural. Et dans l’affaire qui nous préoccupe, il n’est pas acceptable que des hommes et des femmes soient les otages à la fois d’un manque de clarté de l’Etat couplé à une situation de blocage entretenu par l’exécutif départemental. Comme toujours, les Nordistes s’apercevront dans quelques jours qu’il n’y avait pas matière à polémiquer de la sorte. Que les uns et les autres ont entretenu sciemment la polémique, celle dont on aurait aimé qu’elle reste pour une fois au placard.