03/04/2009

Installation des nouveaux comités ce dimanche

LommeactuMARS2009.jpgVoilà, en deux mots, ce week-end c'est le G 150 de la démocratie participative à Lomme. Après des mois de réflexion, deux mois ont été nécessaires pour collecter les candidatures pour les comités de quartier - saison 2.

5 quartiers avec 30 membres, cela fait 150 membres à installer. Les anciens sont conviés, histoire de ne pas oublier celles et ceux qui ont animé la saison 1. Cette construction est importante et il faudra maintenant des semaines pour que les nouveaux membres apprennent à se connaître...pour travailler ensemble.

5 G 30 à Lomme pour inventer l'avenir de la démocratie dans nos quartiers. Notre contribution à la marche du monde en somme.

09/03/2009

La ou les fusions en débat...

A lire sur le site la semaine du Boulonnais

boulogne.jpgÊtre ensemble pour être plus fort : réalité ou utopie ? Raison politique ou intérêt général ? Entre le rapport Baladur, les avancées des intercommunalités, les initiatives de collaboration entre communes, l'idée de fusion n'est pas neuve, y compris à Boulogne.

C'était le sujet du café-actualité proposé par Grégory Suslamarre, conseiller municipal Modem. « Notre philosophie est de regarder ailleurs, voir comment les choses se passent et d'associer la population à la réflexion. Les démocrates doivent alors se retrouver et échanger ». Ce café-actu se déroulait samedi en présence d'une quinzaine de personnes. Grégory Suslamarre avait invité Denis Vinckier, conseiller communal de Lomme délégué à la démocratie participative, ancien conseiller général et Pierre Yana, conseiller communal et communautaire de Dunkerque. Denis Vinckier a évoqué l'expérience de Lomme avec Lille. « Je n'étais pas contre le projet de fusion en soi, mais j'étais surtout pour un référendum ». Or le projet de fusion est allé très vite et il est aujourd'hui effectif. « Avec le recul, je pense qu'un référendum éveille toutes les passions, bonnes ou mauvaises. Aujourd'hui, je me demande : si le non l'avait emporté, est-ce que ça aurait été une bonne chose pour notre commune ? Le sujet de la fusion est avant tout le sujet de l'aménagement du territoire ».

En matière de fusion, le Dunkerquois a aussi un parcours riche, en plusieurs étapes. D'abord, l'absorption de Malo, Rosandael dans les années 60, la création de la communauté urbaine de Dunkerque ensuite, la première de France et la tentative avortée de fusion entre Dunkerque et Saint-Pol/Mer et Fort Mardyck en 2006-2007. Ce que Pierre Yana en retient, c'est que c'est la notion de solidarité entre les communes qui doit être l'un des moteurs importants en matière de fusion. « C'est de cette manière que chacun y trouve son compte, affirme-t-il. Mais les gens n'aiment pas qu'on tripote le jeu électoral. Et dans ce cas-là, ça ne fonctionne pas ». Lui va bien au-delà du Dunkerquois puisqu'il imagine bien une métropole littorale, alliant Dunkerque, Calais et Boulogne. « Si nous ne nous étions pas battus ensemble, nous n'aurions jamais eu l'Université du Littoral. De même, créer une grande façade métropolitaine maritime serait un plus pour la région, pour le pays ». Le débat s'est ensuite poursuivi avec cette fois un point de vue plus boulonnais.

Prochain café-démocratie au café Jeanlain, place F. Sauvage, vendredi à 18h45 sur l'Europe.

03/03/2009

Comités de quartiers: à vos candidatures !

LommeactuMARS2009.jpgPour voir et lire Lomme Actualités

26/01/2009

Evolution des comités de quartiers

C'est ce mercredi à 19h30, salle du conseil en mairie de Lomme, que nous adopterons -je le souhaite vivement- cette évolution de la démocratie participative. Evolution et non révolution, car dans ce domaine, il s'agissait de prendre en compte les avancées réelles depuis maintenant plus de 7 années. Evolution, car il s'agissait encore d'être à l'écoute réelle de nombreuses parties prenantes sur le sujet, les animateurs sortants et leurs équipes, les élus de toutes tendances, les forces vives de la commune. Nous voilà donc avec une feuille de route. Nous, c'est notamment une très belle équipe de commission qui a pris à coeur d'aborder les sujets, les plus simples comme les plus difficiles, mais qui a décidé aussi de se donner rendez-vous tout au long du mandat pour accompagner l'architecture nouvelle que nous proposons pour nos presque 30.000 habitants. Un projet et une méthode pour aller plus loin dans la démocratie de proximité. Nous parlerons de tout cela mercredi soir. A mercredi donc !

14/12/2008

Irresponsabilité de la finance mondiale, responsabilité de la finance locale.

Budget 2009: Intervention au nom du groupe majoritaire

Monsieur le Maire, Chers Collègues,

Dans un tout autre contexte économique et social, cela aurait été un plaisir d’exprimer la position de la majorité communale sur les choix budgétaires pour 2009. Mais dans le contexte actuel, c’est avec une certaine gravité qu’il s’agit d’exprimer le sentiment d’un groupe d’élus, fussent-ils majoritaires.

Il ne saurait s’agir ici, dans ce contexte, de faire quelques effets de manche, accompagnés de pirouettes sémantiques, ce qui est devenu et nous le regrettons, le sport professionnel du pouvoir actuel… et de ses représentants locaux. Non, il s’agit bien de rappeler d’une manière grave que face à la folle irresponsabilité de la finance mondiale, il y a heureusement la responsabilité de la finance locale. Comme beaucoup de nos collègues, je ne suis pas professeur d’économie (allusion à l’intervention précédente de Didier Tredez –UMP-). Mais quand les français s’aperçoivent en un mois que le prix du pétrole peut diminuer de 30%, c’est bien que la finance mondiale est entrée dans une spirale folle, où la spéculation boursière a pris une place inacceptable.

Face à ceux qui ne voient dans l’argent qu’une fin, méprisant au passage les hommes, il y a ceux pour qui, l’argent reste un moyen : moyen d’investir au service de la société, de la connaissance, du sport et de la culture, moyen également de corriger des inégalités sociales criantes.

Que diraient nos concitoyens, que se passerait-il dans notre ville si, face à cette crise d’une ampleur inédite, c’était le chacun pour soi que l’on décrétait ? La responsabilité des élus locaux, le fait qu’ils répondent présents dans ces temps chaotiques, est précieuse pour nos concitoyens.

 

Chers Collègues, l’élu modem que je suis et qui assume sa cohérence depuis des années (Je rappelle que nous avions été capables de voter ces trois dernières années les budgets communaux), souhaite dire que sa cohérence trouve aujourd’hui sa pleine dimension. Avec vous, nous avons toujours cru dans la puissance publique et dans des équilibres à trouver.

Forts de cette cohérence là, nous pouvons montrer du doigt un président qui après avoir désigné les collectivités locales à la vindicte comme responsable de la flambée des dépenses publiques, compte sur elles et beaucoup sur elles si j’ai bien lu le discours de Douai, pour réaliser la moitié d’un plan de relance certes nécessaire pour la France. Personne ici, dans la majorité, ne conteste qu’il faille rebondir. La relance est nécessaire mais la confiance l’est tout autant. On ne peut pas être un jour du côté des puissants, donnant de fausses libertés (et je suis bien d’accord avec ce que Yves Durand a dit sur le travail du dimanche), fermant les yeux sur leurs errements, et se retrouver le surlendemain avec les salariés de l’automobile de notre région, tout cela dans une espèce de " success story " qui défile sans cohérence. Cette histoire-là faisant au passage les choux gras de chaînes privées au détriment d’un service public que les mêmes privent des moyens de se développer.

Bref, les pots cassés, il y a toujours quelqu’un pour les payer. Pendant que l’Etat va baisser les seuils des marchés publics pour permettre aux collectivités locales de s’adresser de gré à gré à des fournisseurs locaux, il supprime purement et simplement la procédure d’appel d’offre pour les marchés de l’Etat. Deux poids, deux mesures. Je rappelle les grands principes des appels d’offre : libre accès à la commande publique, égalité de traitement des candidats et transparence des procédures.

Nous pensons que tout ne se décrète pas d’en haut à coup de conférence de presse. Nous pensons et réaffirmons que la France d’en bas – un vocable que nous réfutons- c’est toutes celles et ceux qui prennent des initiatives : les forces associatives, culturelles, socio-éducatives, etc.

Sur ce point des appels d’offre, je pense à ceux qui portent le projet FACILE depuis des mois pour offrir aux PME un meilleur accès à la commande publique dans notre région. J’en parle notamment parce que c’est un lommois qui porte ce projet et que le sujet est d’actualité. La cohérence, elle est là, dans ses initiatives pensées, concertées et partagées, qui existent et qui méritent d’être encouragées.

 

Alors, dans ce contexte très difficile, que vont faire nombre de maires ? Des sondages sont en train de montrer qu’ils vont pour une large majorité d’entre eux augmenter la fiscalité. 

  • A Lomme, le maire l’a redit, ce ne sera pas davantage que l’harmonisation annuelle des taux dans le cadre de l’association. 
  • D’autres maires profiteront du contexte pour augmenter les tarifs communaux. A Lomme, le maire l’a précisé, ils augmenteront moins que l’inflation. C’est un choix politique que nous venons tous de voter mais qui s’inscrit dans un contexte d’explosion d’une misère nouvelle, celle des travailleurs pauvres.
  • D’autres profiteront encore pour supprimer des subventions aux associations. A Lomme, Didier Delmotte a insisté : ce sera +1% cette année
  • J’ajoute que la subvention au CCAS est elle aussi en légère augmentation…en dépassant le million d’euros plus les 5.000 que vient de ramener Didier Delmotte ce soir du sud de la France dans le cadre d’un prix décerné au CCAS.

     Quant à nos capacités d’investissement, elles sont également préservées.

    En plus de tout ce que Didier Delmotte a développé et qui est phasé sur plusieurs années, la sécurité est au cœur des choix budgétaires présentés. Mais nous avons, Monsieur Tredez, une approche de la sécurité qui n’est pas sécuritaire. 

    • Didier Delmotte rappelait en commission des finances que nous avions 60 bâtiments communaux et qu’il s’agit d’être au rendez-vous avec un plan ambitieux de rénovation des chaudières. 
    • La sécurité encore avec les deux études qui seront lancées, l’une sur la ferme pédagogique pour sécuriser la cour intérieure, et l’autre sur le parc urbain pour sécuriser les abords pour les 400 pêcheurs habitués des lieux mais aussi les promeneurs bien plus nombreux.
    • La sécurité enfin avec des investissements pour l’éclairage public (660.000 euros), l’enfouissement des réseaux sur Délivrance, une politique d’espaces verts sur laquelle Muriel Clerbout souhaite travailler avec les futurs comités de quartiers, mais aussi investissement pour concrétiser une politique dynamique en direction de la jeunesse lommoise.
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    • Faire de la politique, c’est dire ce que l’on pense mais c’est aussi et surtout voter en fonction de ce que l’on pense juste.

    Monsieur le Maire, les choix qui sont aujourd’hui présentés sont non seulement justes mais ils préservent dans un contexte incertain nos capacités d’investir au nom d’une solidarité pleine et entière, qui se vit à Lomme, qui se construit et se tisse jour après jour.

    Pour ces raisons, une large majorité de ce conseil votera la délibération proposée et ce n’est pas anodin qu’elle puisse le faire, symboliquement, en ce 10 décembre où nous fêtons le 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’Homme. J’en rappelle l’article 1 : " Tous les humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ".

    Chers Collègues, l’exercice budgétaire cette année est rude comme jamais, mais la déclaration de 1948, ici à Lomme, nous essayons de la mettre en pratique. C’était votre introduction Yves Durand.

    Je vous remercie de votre attention.

     

     

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30/11/2008

Article de presse

denis-vinckier-je-ne-renonce-pas-a-etr-1400122.jpg.jpeg

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Lomme_Lambersart/actua...

 

02/09/2008

Quand un lommois développe une idée au bout du monde...

mekong.jpg... et bien voilà : http://www.nature-mekong.com/

Yannick DEVOS - Nature-Mekong
Savourer les délices du delta
http://www.nature-mekong.com/fr/sejours/chambres_nature_a...
Sur Skype : nature-mekong

26/06/2008

Clin d'oeil à l'histoire

lillom.jpg

09/04/2008

Une vision à débattre de la démocratie participative à Lomme (29.000 habitants)

Objet : démocratie participative 

Monsieur le Maire,

Dans l’attente de nos prochains échanges, je tiens à travers les quelques lignes qui suivent à vous faire partager idées et convictions concrètes sur le sujet de la démocratie participative. A propos de la notion elle-même, tous les observateurs reconnaissent à l’instar de Loïc Blondiaux que c’est « une notion qui souffre d’une inflation rhétorique. On en parle de plus en plus alors que les résultats sur le terrain se font attendre ».

Sur le fond, le problème de la critique démocratique, indispensable pour que la démocratie reste une vraie démocratie, c’est de la faire entrer dans des espaces publics institutionnalisés, de l’organiser et de la rendre productive. Il est, de ce point de vue, extrêmement intéressant de compiler l’ensemble des idées lancées par les listes qui participent aujourd’hui à la majorité communale sur le sujet. Les appliquer toutes n’aurait pas forcément de sens mais trouver à partir de l’ensemble, des lignes directrices, en aurait davantage de mon point de vue. C’est ce que j’ai commencé à faire dans la mesure où cela me paraissait être la première pierre à poser dans le cadre de la délégation que vous m’avez confiée.

S’agissant des comités de quartier, ma conviction de base est qu’ils ne doivent pas devenir davantage de simples comités d’animation au niveau des quartiers. Le fait qu’une grosse centaine d’habitants assistent à ces comités en prenant sur leur temps, en l’absence de rétributions matérielles, est en soi satisfaisant.

Disons que pour nous, ces instances doivent viser à dynamiser une participation citoyenne aux affaires communes et également à lutter contre le fléau de l’individualisme. La tendance actuelle de confier aux comités des missions d’animation (jurys pour les balcons fleuris, organisation du parcours du cœur, ramassage des bouchons de bouteille, etc…) ou le fait qu’ils se limitent bien souvent à traiter les problèmes de rue (poubelles, vitesse, stationnements, etc…) sont finalement assez éloignés des objectifs que vous vous étiez vous-même fixés au lancement des dits comités en 2001.

Il me semble que les comités doivent nécessairement redevenir des lieux de concertation et d’échanges sur les problématiques du quartier. Des comptes-rendus publics et une amélioration de la communication en générale sont à mon sens des exigences premières. S’agissant de leur composition, je n’ai jamais pensé que la désignation du tiers des membres par les groupes politiques était une bonne chose. Cette désignation politique est d’abord inutile mais je pense même qu’elle brouille l’essence même du comité. Pour l’avenir, il ne me paraîtrait pas incongru que nous puissions expérimenter des comités avec un seul collège, celui des habitants.

Le second collège existant aujourd’hui, celui des personnalités et des présidents d’associations, pourrait trouver logiquement sa place dans le nouveau Conseil Communal de Concertation à l’échelle de la commune, conseil dont vous avez évoqué la création dans votre projet communal. Les commissions extra-municipales existantes comme la « commission histoire » trouveraient tout naturellement une place dans le futur CCC qui pourra fonctionner avec des commissions thématiques. Dans le même ordre d’idées, je crois que c’est dans ce cadre que pourront être débattues des orientations propres à la jeunesse comme aux personnes plus âgées. Ce qui, dans mon esprit, n’implique pas la création de conseils séparés dédiés à la jeunesse ou aux personnes âgées mais exige une représentation de toutes les générations au sein du CCC. Ainsi composé, ce nouveau conseil de concertation à l’échelle communale peut en effet offrir un cadre propice aux questions générationnelles tout en préservant le lien entre les différents acteurs de la commune. Je crois que sur ce point nous devrions être tout à fait en phase.

Nous aurions ainsi une architecture de participation des citoyens à deux niveaux, avec d’une part le Conseil Communal de Concertation à l’échelle communale et d’autre part une structure à l’échelle des 5 quartiers où siègeraient des habitants désignés. Désignés démocratiquement à l’issue d’une campagne que la commune se chargerait d’organiser ?  Désignés simplement après passage devant un jury ? Tirés au sort ? Le débat est ouvert tant les idées foisonnent. La forme traditionnelle de désignation démocratique me paraît préférable au « tirage au sort » qui certes a ses vertus et son histoire mais ce mode de désignation pose le problème de la motivation de la personne choisie. On ne peut raisonnablement obliger une personne à s’engager dans une structure de concertation au niveau local, si elle ne le souhaite pas pleinement. Ce mode de désignation est une belle idée mais le volontarisme reste de mon point de vue la clé de l’engagement. Si nous choisissions des comités avec un collège unique d’habitants, il reste la possibilité de tirer au sort une partie des membres, et ce dans le cadre d’une expérimentation.

Il nous appartiendrait ainsi de mettre en place ces structures (en même temps ?), d’affiner les missions de chacune et de préciser notamment les enjeux de coopération avec les élus du conseil communal. Dans mon esprit, parce qu’il s’inscrit à une échelle communale, le Conseil Communal de Concertation, est à même de se réunir et de rendre des avis sur des aspects de la politique communale. Le comité de quartier est lui recentré sur ses missions de proximité. Il ne me paraît pas anodin de penser à rendre publiques l’ensemble des séances et d’organiser les séances dans des lieux publics du quartier, sans que ce soit forcément le même. L’idée étant vraiment d’inscrire ces 5 comités dans une grande proximité, accentuée par le collège unique, les séances ouvertes et la tenue des réunions dans des lieux différents.

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Toutes ces dispositions ne seraient pas complètes si nous ne nous donnions pas les moyens d’aller plus loin dans la participation des habitants au quotidien.

Vous avez proposé la mise en place d’Ateliers Urbains de Proximité et je crois que cette disposition s’inscrit dans le cadre plus global des crédits et des actions de la politique de la ville avec son Contrat Urbain de Cohésion Sociale. Elle est bien entendu à retenir mais de mon côté, je suggère que pour évaluer l’ensemble des actions mises en œuvre, nous puissions envisager d’ici quelques mois de mettre en place un observatoire de la démocratie locale, piloté par des habitants expérimentés ou non, qui rendraient un rapport annuel sur le fonctionnement d’un certain nombre de dispositifs.

Dans le même registre, je pense que nous devons faire une plus grande place dans le journal communal à l’information concernant les enquêtes publiques et autres concertations, qu’elles soient métropolitaines, départementales ou d’état mais impactant directement notre territoire. Sur les grands projets d’aménagement, il me semble nécessaire d’instituer le principe de convocation d’assemblées participatives exceptionnelles.

Dernier point important qui me paraît participer de l’ambition que nous voulons porter ensemble pour développer l’engagement citoyen de nos habitants : les comités d’usagers. La liste des Verts avait notamment suggéré des conseils de crèche ouverts aux parents. Je pense qu’il est possible et raisonnable de mettre sur pied rapidement plusieurs comités d’usagers dans des domaines divers : petite-enfance mais aussi utilisation des transports en commun, utilisation des équipements publics (médiathèque, salles de sport, etc…). Nous pourrions commencer par cela.

Dans le champ social, il me paraîtrait très utile de mettre en place un comité des usagers du CCAS. J’ai noté avec intérêt que vous suggériez la mise en place de la commission relative à l’accessibilité des personnes handicapées. Je pense que nous pouvons en faire un véritable comité d’usagers avec la même reconnaissance institutionnelle.

Je termine mon exercice en exprimant clairement la conviction que si nous nous donnons les moyens de répondre à cette ambition de participation citoyenne, nous aurons tenté de réhabiliter une culture d’implication dans notre commune qui dépasse les engagements traditionnels. Cette culture à proposer me paraît plus construite que la simple proposition d’enregistrer une pétition citoyenne, proposition que je ne peux pas rejeter d’emblée mais qui ne me paraît pas être, dans la mesure où l’exigence est forte, à la même hauteur que les ambitions que nous soumettons aujourd’hui au débat.

Je n’ai pas besoin de rappeler que j’ai été un partisan farouche de la consultation citoyenne que j’ai historiquement provoquée une fois à Lomme, un jour de juin 1999. Cette initiative était inscrite dans un certain contexte. A l’époque, elle était une réponse à une absence de concertation et de participation des habitants à un choix d’avenir majeur pour notre commune.

Notre rôle d’élu, et c’est comme cela que je le conçois, est bien d’élever le débat sur les enjeux communaux, à l’échelle de la commune toute entière en partant des différents quartiers et des aspirations des habitants. C’est dans ce cadre et avec cette exigence de cohérence des outils à mettre en œuvre que j’entends la mission qui m’est confiée et c’est dans ce strict cadre que j’entends aujourd’hui m’impliquer totalement, tant je pense qu’il y a urgence à tout faire pour retrouver la confiance de nos concitoyens. La faible participation électorale aux dernières élections est un signal d’alerte que nous devons entendre.

Heureux d’avoir pu partager avec vous ces réflexions, veuillez agréer, Monsieur le Maire, mes cordiales salutations.

Denis VINCKIER

Conseiller délégué à la démocratie participative

23/03/2008

Mon intervention pour l'élection du maire

Cher(e)s Collègues,

C’est difficile pour moi de dire que je suis heureux de me retrouver seul ici mais si je me raccroche une seconde à Victor Hugo « c’est bien la nuit qu’il est beau de croire à la lumière ». Et s’il est une chose que l’on ne me retirera jamais, ce sont bien des raisons d’espérer.

La vie est ainsi faite et si la vie démocratique comporte son lot de satisfactions, elle comporte aussi son lot de frustrations. Celle qui consiste à être aujourd’hui le seul élu du Mouvement Démocrate à siéger sur ces bancs en est une grande dans la mesure où nous étions dans le mandat précédent 5 fois plus. Mais c’est ainsi, je le redis et cela n’est finalement qu’une des conséquences du résultat du 9 mars dernier.

Nous sortons en effet d’une période de confrontation des projets et nous avions collectivement souhaité que le débat soit de qualité. Vous vous étiez d’ailleurs exprimé Yves Durand dans ce sens lors de vos vœux à la population lommoise.

En ce qui nous concerne, nous avons été à la hauteur de cette exigence là, à défaut de l’être totalement dans les urnes. A l’issue de la compétition, il est à mettre au crédit de toute une équipe un véritable esprit d’échange, de dialogue, d’ouverture, d’audace dans les propositions et de respect des habitants. Je dis des habitants et non des électeurs car pour nous qui avions, avons et aurons toujours Lomme à Cœur, nos habitants forment une grande famille, une famille de citoyens que nous voulons de plus en plus acteurs de leur ville. Car être acteur de sa ville c’est aussi être un peu acteur de sa propre vie. C’est là une dimension qui existe dans notre commune notamment à travers la vie associative mais c’est une dimension qu’il s’agit aujourd’hui de revisiter en profondeur.

Je reviens d’un mot sur la séquence électorale, pour dire que nous avons certainement fait des erreurs à commencer par celle de laisser se propager des idées fausses comme celle qui consistait à dire que les élections étaient jouées et que des accords étaient d’ores et déjà ficelés sur des postes. Comme celle qui consistait à dire que nous aurions renié ce que nous étions ou avions dit à un certain moment donné. Celles et ceux qui ont manié ces arguments portent en eux le germe du populisme, c'est-à-dire ce poison qui mine la démocratie. Plutôt que chercher la hauteur du débat, ils se sont perdus dans les bassesses démagogiques.

Mais et ce n’est en rien pour les exonérer que je me dois de préciser que notre modèle de fonctionnement démocratique est en crise. La démocratie représentative ne peut plus être fondée sur le schéma traditionnel du politique secondé par une administration définissant à long terme pour la population, cette dernière ayant un rôle limité au choix des élus.

Ce type de modèle pose le problème de la désaffection du citoyen à l'égard de la politique donc, Cher(e)s Collègues, pour la vie de la cité. Ce malaise se traduit par l'abstention de plus en plus galopante et la montée en puissance d'un populisme primaire. Ces symptômes doivent trouver remède notamment par une démocratie rénovée.

Une démocratie rénovée c'est-à-dire active permettant de faire remonter régulièrement les attentes du citoyen au niveau le plus haut de l'exécutif communal, tout en l'associant aux décisions publiques.

Une démocratie active permettant de palier la lenteur du traitement des demandes des habitants et même parfois l'absence de réponse aux sollicitations, ainsi que la multiplicité des interlocuteurs à qui ils doivent s'adresser pour faire aboutir des démarches. Ce sont là autant d'obstacles au bon fonctionnement de la démocratie locale.

Le citoyen est dans l'attente d'une véritable concertation avec les décideurs publics. Il demande à pouvoir s'impliquer dans les orientations prises par la collectivité afin qu'il puisse exprimer son point de vue et réorienter si nécessaire les programmes. Il souhaite être associé aux évaluations des politiques réalisées.

Le citoyen demande aussi la mise en œuvre d'actions, d'information et de communication. Le citoyen recherche enfin un contact plus facile avec les élus et les fonctionnaires qui traitent leurs dossiers.

Face à ses diverses attentes, il est nécessaire d'apporter une ou des réponses, de prendre des engagements clairs et précis, afin d'associer les citoyens au processus décisionnel.

Voilà en quelques mots ce que constitue à nos yeux l'axe principal de la démocratie participative. Il réside dans un partenariat actif et positif entre citoyens, élus et fonctionnaires.

Alors il y a là un grand champ à explorer, des habitants à mobiliser, des outils nouveaux à mettre en œuvre, des technologies à mieux utiliser et je serai toujours disponible pour réfléchir à cette problématique pour laquelle il y a tout à inventer.

Cela fait des dizaines d’années que les uns et les autres disent qu’il est urgent de rénover la vie démocratique. Parce que nous partageons avec Yves Durand des valeurs communes et que nous portons sur la société le même regard critique et pas toujours optimiste, nous devons ensemble retrousser nos manches.

En ce qui me concerne, j’ai commencé à les retrousser puisque depuis 6 ans, j’ai pu observer la mise en place des comités de quartier dans notre commune, ayant siégé dans le comité de Délivrance pendant 3 années et dans celui de Mont à Camp pendant 3 autres années. Il faudra donc faire un bilan sérieux dans le cadre d’une large concertation.

Et puis, je le dis en direction de l’opposition, j’ai voté le budget de l’année en cours. Je sais bien que pour vous le centre est devenu ce juste milieu de comédie, camouflant démissions et compromissions. Mais demandez-vous comme l’a si bien exprimé un grand philosophe de ce siècle si cet espace où je me situe ne peut pas aussi désigner, « sur un chemin de crête, une marche et une démarche d’équilibre et de hardiesse. Une démarche qui parie sur les convergences des valeurs pourvu qu’elles soient des valeurs et qu’elles soient prises et comprises dans le plus pur et le plus haut d’elles-mêmes ».

Alors, si on commence à le penser, à droite et à gauche, on peut commencer à penser qu’un rocher bien placé peut changer le cours des choses. Mon ambition aujourd’hui est vraiment d’influer sur le concret et d’être modestement (Mais comment pourrait-il en être autrement) ce rocher bien placé qui peut changer certaines choses.

C’est au nom de cette grande et difficile mission que je m’engage loyalement vis-à-vis d’Yves Durand pour qui je voterai dans quelques instants.

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