18/10/2007

Publics fragilisés et services à la personne

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C'est un peu sur mon initiative (je rappelle que comme conseiller général, je siège au sein de la Commission d'Action Locale d'Insertion), que les services du département et plus précisément le pôle de lutte contre l’exclusion, a pu organiser, jeudi dernier, un forum des emplois de services à la personne, destiné aux demandeurs d’emploi et bénéficiaires du RMI.

Les publics ciblés avaient en effet été invités par lettre à venir rencontrer les employeurs potentiels, mais aussi des centres de formation et les organismes institutionnels acteurs de ce secteur d’activité.

Comme le signale la Voix du Nord de ce jour, c'est bien là " Une opération pilote sur le secteur de Lille-Ouest (75 communes) qui peut être l’occasion de déposer un CV et même d’avoir de véritables entretiens avec des employeurs potentiels ".

Dans les mois qui viennent, nous aurons à mesurer l'impact d'un tel forum. Je crois pouvoir dire au regard du temps passé sur les lieux, que l'opération est une réussite. Mais nous devrons affiner notre analyse d'une telle rencontre. 

Au niveau départemental, nous avons pleinement conscience de l'obstacle essentiel que rencontrent trop souvent les personnes qui veulent s'orienter vers ce champ d'emplois: la mobilité. Nous avançons concrètement, notamment à travers un "fonds innovation" qui permet très concrètement de financer des opérations d'auto-école solidaire par exemple.

Lire à ce sujet mon intervention sur le budget le 20 Mars 2007

 

21/07/2007

Troubles autistiques...

… l’histoire rebondit !

Il y a quelques mois, la Voix du Nord permettait à des concitoyens d’interpeller directement Xavier Bertrand, alors Ministre de la Santé , sur des questions qui les touchaient de près. Heureuse initiative qui permit à Laurence Hallosserie, 35 ans, habitante d’Hallennes- les-Haubourdin, de confier: « J’ai quatre enfants dont une petite Victoire qui a cinq ans et qui est autiste. Je fais partie d’une association qui enseigne le traitement basé sur l’analyse appliquée du comportement (ABA, en anglais). En France, cette méthode n’est pas prise en charge. Or, depuis l’ABA, ma fille a fait des progrès, elle parle, va à l’école. Xavier Bertrand s’est engagé à étudier le dossier en janvier et je voulais savoir où on en était. Je suis très contente, car j’ai eu ma réponse. Il m’a parlé de juin. C’est quelqu’un d’abordable, il a l’air profondément humain et il a donné des choses concrètes.»

Or, ce matin, l’histoire rebondit en quelque sorte puisque l’on apprend que le Comité Régional de l’Organisation Sociale et Médico-Sociale (CROSMS) a rendu un avis défavorable au fonctionnement du centre Camus à Villeneuve d’Ascq. Explications : Le Ministre Philippe BAS s’était engagé : « 35 places seront financées pour une somme d’un million d’euros sur l’enveloppe nationale des places anticipées… sous réserve d’un avis favorable du CROSMS ». Mais voilà, l’avis vient d’être rendu, négatif. A première vue, le dossier est en mauvaise posture. Sauf que le Préfet attend les conclusions d’une évaluation nationale de la méthode ABA cet été pour prendre une décision d’agrément. La porte serait alors ouverte pour des crédits ministériels. Ce que l’on sait c’est que le Ministre de la Santé d'alors, Xavier BERTRAND, était en mars dernier, encourageant : « Si la vie des enfants est changée, on n’a pas le droit de dire que sur le papier, cela ne marche pas ». Donc l’espoir fait vivre… mais comme élu j’ai un devoir d’interpellation des autorités compétentes.

Il s’avère que j’ai moi-même rencontré tout récemment un couple de l’agglomération qui pense exactement la même chose que Laurence Hallosserie. C’est ainsi que cette semaine,

  • J’ai saisi par courrier mon député pour qu’il puisse « utilement interpeller la nouvelle Ministre de la santé sur la prise en charge et les méthodes qui s’adressent aux enfants atteints de ces troubles. Aux dernières nouvelles, la méthode du « packing » aujourd’hui sérieusement dénoncée par de nombreuses familles et les associations de référence est remboursée par la sécurité sociale alors même que celle plus moderne d’éveil comportemental comme la méthode « ABA » ne l’est pas. Je me permets d’ajouter que nous serions une des dernières régions où la méthode du « packing » a massivement cours. Il me paraît utile d’interpeller Madame la Ministre sur les moyens qu’elle entend déployer pour encourager la méthode « ABA » qui donne des résultats beaucoup plus encourageants ».
  • J’ai écrit au président de région lui expliquant qu’ayant « récemment recueilli le témoignage d’un couple de parents qui a du faire 7 écoles pour aboutir à la toute prochaine scolarisation d’un enfant présentant des troubles autistiques, j’ai découvert que notre région héberge sur Villeneuve d’Ascq, un centre de recherche (Centre Camus) en pointe sur cette question de l’autisme et notamment sur la promotion d’une méthode moderne d’éveil comportemental dénommée « ABA » qui donne des résultats très encourageants. (…) Au titre de la recherche, il me paraît utile que la collectivité que vous présidez encourage le centre de recherche précité ».
  • J’ai interpellé Monsieur le Recteur d’Académie sur la mise en œuvre effective de la loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des chances et notamment son volet relatif à participation et la citoyenneté des enfants handicapés. « J’ai pris note du rapport d’activité 2006 des services de l’Etat où sont évoqués les 759 emplois de vie scolaire en complément des 386 emplois d’AVS ainsi que les 78 enseignants référents dont la mission est de suivre chaque enfant handicapé sur l’ensemble du parcours scolaire. Deux instances au sein de la MDPH (Une équipe pluridisciplinaire pour l’évaluation et l’élaboration du plan personnalisé de compensation et une commission des droits à l’autonomie) semblent par ailleurs mobiliser vos services. Je serais heureux si vous pouviez me donner les éléments les plus récents sur toutes ces questions ».

    A la lecture de la presse de ce matin, j’adresse copie de mes interventions à Monsieur le Préfet de Région et à la toute nouvelle secrétaire d’Etat à la Solidarité , Valérie LETARD. A suivre donc…

 

03/07/2007

Notre avis sur les nouvelles orientations en faveur de la jeunesse

Intervention au nom du groupe UDF-MoDem

Conseil Général du Nord

2 Juillet 2007

 

Monsieur le Président,

Madame la Vice-Présidente ,

Chers Collègues,

Nous avons souvent eu l’occasion d’échanger sur ces questions sensibles, liées à la jeunesse, qui rappelons-le, ne constitue pas une catégorie sociale en tant que telle mais un âge de la vie, des âges de la vie pouvons-nous même dire.

Sous l’impulsion de nombreux partenaires, des ministères jusqu’au milieu associatif, en passant par les collectivités territoriales, un volume d’aides extrêmement important est déjà déployé en direction des jeunes.

Mais tout le monde s’accorde, à commencer par nous élus départementaux, pour dire qu’il faut remédier à la complexité des dispositifs et donner une plus grande lisibilité aux actions de tous.

Ceci étant dit, vous nous proposez aujourd’hui d’aller plus en avant en donnant un SIGNE très clair en direction de celles et ceux qui sont l’AVENIR du Nord, un habitant sur quatre dans notre département a en effet entre 9 et 24 ans.

Ce signe, vous souhaitez l’imprimer, dans la concertation, en associant les 2 âges de la jeunesse (l’adolescence et l’entrée dans la vie adulte) à 3 valeurs essentielles : la citoyenneté, l’autonomie et la solidarité.

Ce travail entamé, cette réflexion s’accompagne d’une approche plus transversale de la politique en direction des jeunes et c’est une avancée salutaire. Il suffit pour s’en convaincre définitivement de croiser 3 chiffres : 1 jeune sur 4 est touché par des problématiques santé lourdes, 1 jeune sur 4 parmi les 18/25 ans de notre département est au chômage et le logement HLM est la solution logement de 32% des ménages de moins de 30 ans.

Sur les publics jeunes en très grande difficulté, notre cœur de cible départemental, entre compétences obligatoires, facultatives et volontarisme, nous prenons acte de la volonté de mieux fédérer les moyens pour renforcer le suivi et l’accès aux droits.

Pour les jeunes qui découvrent la vie d’adulte, l’idée d’une aide à l’installation nous paraît aller dans le sens d’un certain nombre de préconisations et de revendications convergentes.

S’il s’agit de faciliter l’entrée dans le logement par l’achat d’équipement de base, le tout soumis à un dispositif de prêt à taux zéro, le département a montré, semble t-il, qu’il pouvait dans le partenariat gérer ce type d’aide.

Sur les cautions, nous avons défendu l’idée dans un autre cadre, de leurs suppressions comme les dépôts de garantie pour les locataires et suggérions de les remplacer par un système efficace d’assurance mutuelle. Pouvons-nous expérimenter ce dispositif dans un cadre départemental ? C’est une question pour laquelle nous n’avons pas la réponse. Mais nous pourrions en avoir un début en vous écoutant…

Pour les jeunes collégiens, l’idée de mieux cerner leurs centres d’intérêt est opportune. Et si sur la base des conclusions, nous devions décider de la création d’un chéquier jeune (en trouvant peut-être une définition moins mercantile), nous vous suivrons, tant en effet nous savons tous qu’une licence sportive, une activité culturelle ou de loisirs peut avoir un coût pas toujours supportable par les familles.

Ceci me permet de conclure, Chers Collègues, en notant que cette singularité française du modèle familial –soutien majeur des jeunes dans la réalisation de leurs projets- est peut-être trop absente non seulement du document mais des réflexions entamées. Le coût d’un enfant a été multiplié par 4 en 30 ans.

De même que sont peu évoqués, le rôle et la place, de tous les mouvements d’éducation populaire. Ils ont souvent une histoire et des pratiques qui méritent que nous continuions à les associer fortement à nos ambitions.

Enfin, je regrette au nom de notre groupe, que une nouvelle fois, le travail du Conseil Départemental Consultatif du Développement Social (CDCDS) ne soit rendu public qu’ici, c'est-à-dire le jour de notre délibération.

Nous croyons fortement dans l’approche partenariale et territorialisée avec des plate formes jeunesse à l’échelle des Directions Territoriales car l’enjeu à terme est bien de bâtir des contrats avec les communes, les intercommunalités et les acteurs de terrain.

Il y a encore du chemin à parcourir mais celui emprunté jusqu’à présent nous apparaît relativement bien balisé. C’est la raison pour laquelle notre groupe votera en faveur du cadrage que vous nous proposez aujourd’hui.

21/03/2007

Sur le volet "handicap" du budget départemental, palier les carences

Personnes handicapées

Monsieur le Président,

Je pensais être assez sensibilisé à la question du handicap et j’ai pourtant été marqué par le constat établi par Madame Brigitte DORE, chargé de mission habitat à l’UDAPEI, qui a eu l’occasion de s’exprimer dans le cadre des travaux de l’observatoire départemental des maltraitances. Ce qu’elle a dit : « Il est clair qu’aujourd’hui l’absence de solutions d’accueil et de places suffisantes en établissement est sans doute la première source de maltraitance pour les personnes handicapées ».

Ceci étant posé, personne n’en veut au Vice-Président de marteler le caractère inextensible des budgets départementaux. Nous ne lui en voulons pas et nous l’encourageons même quand toutes les dispositions sont prises pour palier à ces carences.

C’est le cas quand notre collectivité s’interroge sur la situation des 600 ressortissants nordistes accueillis en Belgique, soit au titre des conventions cadres avec certains établissements ou des conventions individuelles.

C’est le cas quand l’on sait que les médecins départementaux ont procédé à l’évaluation de tous les établissements accueillant des Nordistes.

C’est le cas  quand on observe la mise en œuvre du volet « adultes handicapés » du schéma avec des orientations qui visent toutes à réussir l’intégration des personnes en situation de handicap, et notamment le développement de la connaissance des besoins et des attentes des personnes en situation de handicap, le développement de la qualité de l’accueil et de l’information des personnes.

C’est le cas quand l’on cherche à apporter des réponses sociales et médico-sociales pour compenser les situations de handicap, ou encore quand on cherche à innover et à expérimenter, un point sur lequel vous avez insisté Monsieur le Vice-Président.

C’est enfin le cas quand la formation des accueillants à domicile, rendue obligatoire par les textes, démarre dans les faits et quand le montant réservé à l’accueil familial des personnes handicapées est revalorisé.

Ce n’est pas à l’UDF que vous trouverez sur le volet du handicap, Monsieur le Vice-Président, des adversaires mais bien des partenaires.

 

Denis Vinckier

20/03/2007

Conseil général du Nord: suite des débats budgétaires

Lutte contre les exclusions

 

Monsieur le Président,

Nous avions beaucoup parlé l’an dernier à pareille époque du logement et plus particulièrement du logement des personnes défavorisées. Cette question reste au cœur de nos préoccupations et ce sera notamment le sens de l’un de nos amendements dans le volet « habitat » que d’y revenir demain mercredi.

Je voudrais me concentrer sur le cœur de votre délégation, Monsieur Delannoy, l’insertion des allocataires du RMI. J’ai dit quelques mots hier en fin de séance sur le revenu de solidarité active (RSA) dont nous rediscuterons si d’aventure notre candidature à l’expérimentation était retenue.

A ce stade, je voudrais témoigner de votre implication sur ce champ extrêmement compliqué et qui vous a donné l’occasion de dire, il y a juste une semaine, devant un conseil départemental de l’insertion (consacré à cette question et où les élus de droite brillaient de toute leur absence) que la guerre n’était pas gagnée mais la bataille engagée.

Cette réalité ne nous fait pas regretter notre cohérence, celle qui nous a amenés à voter des deux mains le Plan Départemental d’Insertion.

Un cap symbolique a été atteint, celui de voir 50% des allocataires avec un contrat d’insertion. A cet égard, nous saluons l’initiative « présidentielle » qui a consisté à adresser à l’ensemble des allocataires du RMI une lettre d’information "Objectif insertion" et je crois que cela a été bien perçu. Je profite de l’occasion pour saluer l’AdéCAF qui communique également pour montrer sa volonté de remplir ses missions dans des conditions d’efficacité et de sécurité maximales.

50% d’allocataires avec un contrat d’insertion, + 70% de Référents Généralistes de Parcours en deux ans, 92% des objectifs fixés avec l’ANPE atteints, ce sont là des chiffres qui démontrent que la volonté politique alliée à une grande mobilisation des services est porteuse de résultats. Dire cela ne fait pas de nous des socialistes. Mais c’est honnête de le penser et donc de le dire clairement, c’est malhonnête de dire le contraire.

Reste des champs à traduire beaucoup plus concrètement Monsieur Delannoy pour gagner d’autres batailles. Vous êtes prêt à vous saisir des questions comme celle de la mobilité.

Les audaces sont d’autant plus nécessaires que nous devons relever ensemble la question des services à la personne. Une mission sur ce sujet a été mise en place à titre expérimental sur l’arrondissement et nous nous sommes laissé dire qu’une mission d’appui territoriale verrait le jour sur le sud du département.

Dans ce domaine des services à la personne, 60 à 70% des organismes agréés sont des associations. Le potentiel d’emplois durables est de l’ordre de 400 emplois/ an sur l’arrondissement de Lille. L’enjeu, c’est de mettre en place des parcours de professionnalisation

Pour la mobilité, vous avez des clés. Pour la professionnalisation, il faut passer à la vitesse supérieure. Nous nous trompons peut-être, mais sur ce dernier point, on sent que ça patine parce que nous sommes au croisement des compétences.

Voilà, Monsieur le Président, les réflexions que nous inspirent au-delà des documents strictement budgétaires le volontarisme du vice-président et l’implication des services départementaux.

Denis Vinckier.

19/03/2007

Revenu de Solidarité Active (RSA) - position du groupe UDF

Monsieur le Président, Chers Collègues,

 

 

Cette délibération n’est pas neutre et vous me permettrez de dire deux mots au nom de l’UDF.

 

 

La complexité du dispositif français des minima sociaux est un produit de l'histoire de notre système de protection sociale. Si cette complexité engendre certains effets pervers, elle est aussi le signe d'une volonté d'adaptation aux besoins particuliers de chaque catégorie de la population. Dans ces conditions, il convient de rejeter l'idée de la simplification pour la simplification, qui risquerait de conduire davantage à l'injustice qu'à un réel allégement des contraintes pour les bénéficiaires.

 

 

Il est en revanche nécessaire de mettre fin, chaque fois que possible, aux trappes à inactivité : au-delà de la question de l'incitation à la reprise d'activité, il s'agit surtout de faire preuve d'équité vis-à-vis des travailleurs les plus modestes. De même, il est indispensable de supprimer les incohérences et les effets pervers provoqués par l'insertion des minima sociaux dans notre système social et fiscal.

 

 

Dans ce débat, les propositions affluent dans la mesure où il semble qu’il y ait maintenant unanimité sur le constat.

 

 

De notre point de vue, plus que d'une révolution, c'est d'un toilettage systématique dont notre protection sociale a besoin. Pour avancer dans cette tâche, les pouvoirs publics doivent pouvoir se référer à un état des lieux complet et fiable de la situation, afin de confronter les réformes - souvent nécessairement partielles - qu'ils envisagent de conduire à la complexité de l'ensemble du dispositif des minima sociaux et à son fragile équilibre.

 

 

C’est dans ce contexte que vous nous proposez de candidater à l’expérimentation du revenu de solidarité active, candidature rendue possible par une disposition de la loi de finances 2007.

 

 

Le revenu de solidarité active (RSA) version Martin Hirsch vise à faire en sorte que le produit de chaque heure travaillée puisse améliorer le revenu final de la famille en supprimant les effets de seuil. Il revient donc à créer une forme d'intéressement permanent à la reprise d'activité.

 

 

Le revenu de solidarité active intègre toutes les sources de revenu qui pourraient avoir un effet sur le lien entre revenus du travail et revenus de la solidarité, à savoir non seulement les minima sociaux (RMI, ASS et API), mais aussi les aides fiscales, telle que la prime pour l'emploi, et les aides au logement. De cette manière, les revenus des familles seraient constitués de trois composantes : les revenus du travail, le RSA - dont le montant varierait en fonction du revenu mensuel travaillé, selon la configuration familiale - et les prestations familiales qui, comme actuellement, dépendraient du nombre d'enfants du foyer.

 

 

Le RSA serait dégressif, je ne développe pas mais j’indique que des simulations ont été effectuées par la DREES pour la commission Hirsch qui situent la création du RSA dans une fourchette de coût allant de 6 à 8 milliards d'euros. A ce coût brut, il conviendrait toutefois de retrancher les économies réalisées au titre de la suppression de l'intéressement (400 millions d'euros) et de la prime pour l'emploi (2,4 milliards d'euros).

 

 

C’est la raison pour laquelle cette proposition demande à être affinée et évaluée tant du point de vue de sa faisabilité pratique que de son impact budgétaire.

 

 

A ce stade, nous ne voulons pas écarter l’idée que ce RSA puisse constituer une piste constructive en vue d'une réforme plus profonde de notre système de minima sociaux. C’est la raison pour laquelle nous voterons la délibération que vous nous proposez.

27/11/2006

Volet "handicap" du schéma d'organisation sociale et médico-sociale du Nord

Monsieur le Président,

Monsieur le Vice-Président,

 

Tout le monde convient que nous sommes là dans un champ où les besoins sont immenses.

 

Sur le volet handicap du schéma, nous avons un document équilibré entre le bilan de l’exécution du schéma sur la période 2002-2006 (conçu comme un véritable tableau de bord qui démontre s’il en était besoin la complexité du sujet traité) et les orientations stratégiques pour les années qui viennent. Nous sommes ici dans un champ où le département est conforté dans son rôle de chef de file de l’action sociale et nous avons pris acte de l’interpellation qui a été la vôtre, Monsieur le Président, auprès du délégué interministériel aux personnes handicapées. S’il est un domaine sur lequel l’Etat ne peut pas ne pas être au rendez-vous, c’est bien celui-là, à la fois parce que les retards sont patents et pour la charge symbolique qu’il véhicule.

 

Le conseil départemental consultatif du développement social est d’ailleurs venu abonder dans ce sens puisqu’il a rappelé les bouleversements créés par la loi handicap mais aussi la mission de tous les acteurs, de toutes les associations, qui comptent beaucoup sur le département comme chef de file et nous mettons beaucoup d’espoir, au groupe UDF, sur la capacité que nous aurons comme chef de file, avec nos partenaires, à répondre aux enjeux posés.

 

Il suffit de lire l’ensemble des orientations stratégiques pour voir que l’horizon reste loin. La mobilisation doit donc être totale.

  • Totale pour connaître les besoins et les attentes et les structurer
  • Totale pour que le Maison Départementale des Personnes Handicapées répondre aux missions qui luis sont confiées notamment en matière d’accueil et de proximité
  • Totale pour apporter des réponses adaptées aux situations de handicap. Là, il faudra être plus stratégique, Monsieur le Vice-Président Albert Despres.
  • Totale pour innover. L’accès à la culture et l’aide aux aidants nous paraissent devoir constituer 2 priorités affirmées à amplifier dans le temps.

Ces deux observations étant faites, le groupe UDF votera pour le volet handicap du schéma présenté.

 

Conseil Général - 27 Novembre 2006

15/11/2006

Misère et solitude vont hélas ensemble.

Un rapport récent du secours catholique que vous pouvez lire en cliquant sur :

 http://www.secours-catholique.asso.fr/telechargements/rap...

fait le point sur un constat que l'on ressentait mais il semble que personne ne l'avait à ce point mesuré: le lien entre pauvreté et solitude. C'est pour mieux combattre ce phénomène que le secours catholique a réalisé cette étude. Au moment où à Lomme nous venons de faire le constat que 1 857 foyers lommois se situaient, en décembre dernier, en dessous du seuil de bas revenus (738,86 E pour une personne seule) et que 612 ménages percevaient le RMI en novembre dernier, il importe de tout faire pour permettre le retour à l'activité mais aussi (et surtout) de ne pas oublier que l'enjeu majeur de la lutte contre la solitude reste d'offrir gratuitement du temps avec les plus pauvres sans leur offrir systématiquement une aide matérielle concrète. Il y a là un vaste chantier. Le rapport du secours catholique trace des pistes.

13/09/2006

RMI: pour une fois, ils auraient du laisser la polémique au placard

Début juillet, le président du Conseil Général a convoqué conjointement le Conseil Départemental d’Insertion et le conseil consultatif départemental de l’action sociale. L’enjeu, faire le point sur cette question des contrats d’avenir, entendez ces contrats aidés " version Borloo " visant à faciliter l’insertion sociale et professionnelle de personnes bénéficiant de l’allocation de Revenu Minimum d’Insertion. Lors de cette séance, j’ai personnellement regretté " cette mauvaise polémique " naissante et m’en suis ouvert publiquement auprès de Bernard Derosier. J’aurais préféré que le président présente devant les deux conseils réunis les éléments objectifs en sa possession et qu’il s’appuie sur l’avis de ces deux conseils pour prendre une décision politique dont on voit aujourd’hui toute la portée. Mais la polémique était d’ores et déjà lancée. Les deux conseils n’ont pu que prendre acte de la motivation du Président Derosier à aller jusqu’au bout. Sur le fond de cette affaire, nous entendons le motif présenté sur la non prise en charge intégrale de l’Etat du transfert des coûts du RMI et nous le dénonçons avec la même fermeté. Dans le même mouvement, nous rappelons que la signature d’un contrat d’avenir ne doit pas avoir pour objet de permettre à l’Etat de ne plus financer la compensation du RMI au département alors que la charge financière demeure. Mais depuis deux années au conseil général du Nord, nous assistons à cette même et lassante partie de " ping-pong " entre la droite et la gauche au sujet de la décentralisation. Nous avons notamment créé le groupe UDF pour sortir de cet affrontement souvent stérile, toujours caricatural. Et dans l’affaire qui nous préoccupe, il n’est pas acceptable que des hommes et des femmes soient les otages à la fois d’un manque de clarté de l’Etat couplé à une situation de blocage entretenu par l’exécutif départemental. Comme toujours, les Nordistes s’apercevront dans quelques jours qu’il n’y avait pas matière à polémiquer de la sorte. Que les uns et les autres ont entretenu sciemment la polémique, celle dont on aurait aimé qu’elle reste pour une fois au placard.

04/07/2006

Plan Santé 2006-2011

 

Conseil Général du Nord - 3 Juillet 2006

Intervention de Denis Vinckier

 

Monsieur le Président,
Monsieur le Vice-Président Chagnon,

Chers Collègues,

Ce plan volontariste a été largement présenté en commission, distribué à l’ensemble de nos collègues, représenté aujourd’hui par vous-même, Monsieur le Vice-Président. Il affiche une ambition dans un domaine, la santé, qui reste au cœur de nos préoccupations même si tout le monde l’a dit, elle reste une compétence régalienne de l’Etat. Les chiffres donnés ce matin par Monsieur le Préfet de Région, ce demi milliard d’euros pour la modernisation de l’appareil hospitalier ces deux dernières années, l’atteste.

 

Mais ce n’est pas l’Etat qui va venir endiguer les mauvais résultats, les clignotants rouges dirait notre collègue Fabien Thiémé, que nous traînons comme un véritable boulet. Si qui frappe à la lecture du document, c’est cette somme de chiffres tous plus effrayants les uns que les autres, notamment quand nous regardons les indicateurs de surmortalité. On est loin des chiffres de 1880 rappelés par le Préfet mais ces indicateurs sont alarmants dans tous les domaines. On a la sensation, en les prenant à la suite, que nous sommes en présence de chiffres datant de 20 ans ou 30 ans. Et pourtant non, le diagnostic est récent.

 

Faut-il mettre en cause les politiques menées ? Non car c’est souvent dans le volontarisme que notre collectivité, pour parler d’elle, a été bien souvent à l’avant-garde. Faut-il mettre en accusation l’Etat qui ne ferait pas assez pour nos territoires en souffrance ? Certainement mais je n’en adopte pas pour autant les accents de Charles Beauchamps. Peut-être notre collectivité s’est-elle trop dispersée, mais se disperser entre trop de priorités, est-ce une faute ? Ce plan adopte une position plus stratégique en suggérant de fondre par exemple en un seul plan, le plan d’aide aux toxicomanes et le plan alcool. C’est certainement la raison pour laquelle notre collègue Jean-Marc Gosset ne l’a pas repéré.

 

En tous cas, les chiffres donnent la dimension de ce qu’il reste à faire.

 

***

 

Le département se devait de se déployer dans toutes les champs où il a une compétence. L’a-t-il fait ? Oui, en ce qui concerne l’insertion puisque dans le PDI (Plan Départemental d’Insertion), la santé est affichée comme un droit pour les publics fragilisés. Je le dis au Vice-Président Delannoy, ces actions méritent d’être mieux connues.

 

Les collèges sont retenus comme sites pilotes pour accentuer la prévention des comportements sexuels à risque et aussi favoriser auprès des jeunes l’éducation à la vie sexuelle et affective.

 

Les services sont aussi réorientés en fonction des priorités.

 

Sur les priorités, nos collègues ont parlé de cohérence. De notre point de vue, elle sont bien choisies. En tout état de cause, nous voyons bien comment elles ont pu émerger. Elles partent bien du constat : s’il y a de mauvais indicateurs, il n’y a pas de mauvais nordistes qui refuseraient de se soigner. Nous lisons ici que les professionnels du département notent une demande croissante d’aide à l’arrêt du tabac.

 

S’adresser plus directement encore aux publics : ce virage dans la politique départementale, nous tenons à l’encourager. Nous l’avons analysé comme un fil rouge de ce plan. Dans la société de l’information, les moins informés paradoxalement restent les jeunes. Et parmi les jeunes, les 16-18 déscolarisés sont les plus vulnérables. Les aspects de poly-addiction et de fragilité psychologique sont aussi pris en compte. C’est important.

 

Nous prenons donc bonne note de cette ambition de proximité réaffirmée également au travers de cette clé des Contrats Territoriaux de Santé. 7 CTS pour le département, c’est peu. Il faudra, à l’instar de ce que nous avons fait pour les personnes âgées, peut-être chercher à mailler le territoire avec ces CTS. Parce qu’ils partent obligatoirement d’un diagnostic partagé, parce qu’ils permettent l’échange des expériences, parce qu’ils valorisent les porteurs de projets, parce qu’ils sont multi-partenariaux, ces CTS, nous en sommes convaincus, peuvent ouvrir la porte à de meilleurs résultats.

 

En matière de proximité, je n’ai pas le temps de développer, la mobilisation des SPS (Services de Prévention Santé) pour accompagner les ambitions de prévention précoce, est essentielle.

 

***

 

Chers Collègues, les publics sont identifiés, la proximité affichée, les partenaires mobilisés. La mobilisation avec l’Institut Pasteur est exemplaire avec ces actions visant à augmenter les bilans de santé. Je cite l’Institut Pasteur mais il y a déjà tous ces réseaux qui sont acteurs.

 

 

Le rôle de l’UDF n’est pas de critiquer, le rôle de l’UDF est de tenir le discours de la justice. Nous sommes encore tellement loin de ce que nous voudrions comme indicateurs de santé pour notre département, que nous ne pouvons qu’encourager ce qui nous paraît relever d’une juste ambition pour nos territoires.

 

Nous n’émettons aucune réserve pour voter ce plan mais nous le voterons dans l’attente des déclinaisons concrètes dont nous mesurons l’importance qu’elles revêtent.

 

Je vous remercie.

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