18/02/2008
Comme conseiller général, je veux lancer le débat sur le regroupement des collèges lommois.
Je m’explique. Je suis depuis 7 années, comme conseiller général et donc représentant de la collectivité de rattachement, administrateur des 3 collèges de Lomme dont le département est propriétaire.
Historiquement, deux collèges étaient d’anciens collèges "Pailleron". Ils n’étaient pas seulement dans un triste état mais simplement dangereux. Ils ont été reconstruits dans le cadre d’un véritable plan de sauvetage des collèges départementaux. Sur Lomme, ce fut d'abord le tour du collège Jean Jaurès (quartier Mont à Camp) sous le mandat précédent pour un montant de 56 millions de francs de l’époque. Puis dans le mandat en cours, ce fut celui du collège Jean Zay (quartier Bourg/Mitterie) pour un montant de 17 millions d’euros.
Le département est donc propriétaire de ces 3 collèges et il alloue chaque année, outre des aides à la demi-pension et des bourses aux collégiens, des subventions de fonctionnement aux établissements. Un conseil d’administration gère en toute autonomie les crédits alloués. J’ai établi quelques rapides calculs.
D’abord sur les dépenses annuelles d’énergie des 3 collèges.
- Collège Jean Zay (HQE) : 75.000 euros soit 1/3 de la dotation annuelle globale de fonctionnement du département.
- Collège Jean Jaurès (HQE) : 44.000 euros soit 1/6 de la dotation annuelle globale
- Collège Guy Mollet : 54.000 euros soit 1/3 de la dotation annuelle globale
Ensuite sur le nombre d’élèves qui fréquent les 3 collèges et la capacité réelle d’accueil.
- Collège Jean Zay : 230 élèves accueillis pour 480 élèves pouvant l’être. Soit taux d’occupation de 48%.
- Collège Guy Mollet : 340 élèves accueillis pour 500 pouvant l’être. Soit un taux d’occupation de 68%.
- Collège Jean Jaurès : 440 élèves accueillis pour 750 pouvant l’être. Soit un taux d’occupation de 59%.
Globalement, un peu plus de 1.000 élèves sont accueillis dans les collèges lommois pour une capacité d’accueil de 1.700 élèves soit un taux d’occupation de 59%.
Ma conclusion :
Nous avons deux collèges neufs qui ont coûté 25 millions d’euros à la collectivité publique. Les deux dépensent annuellement 120.000 euros en énergie (eau, gaz, électricité) alors que l’un est occupé à 48% et l’autre à 59%.
Dans ces conditions, il ne me paraît pas incongru de poser les éléments du débat du regroupement des collèges à l’échelle communal. Lomme peut garder ses deux collèges les plus récemment construits. Les investissements réalisés dans le moins récent des collèges, Guy Mollet, pouvant être considérés comme des investissements utiles. D’abord parce que si nous devions envisager une telle hypothèse, elle ne serait pas mise en œuvre dès demain. Et puis, nous pourrions garder à ce lieu éducatif un caractère socio-culturel par exemple en transformant le collège Guy Mollet en une grande maison des associations à l’échelle lommoise.
Les deux collèges récemment reconstruits ont des capacités réelles qu’il s’agit aujourd’hui d’essayer d’optimiser. Là est bien le sens de ma proposition. On va dire que le débat est lancé et il était normal que ce soit le conseiller général sortant qui le lance.
16:50 Publié dans Collèges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lomme, éducation, municipales, cantonales, modem
23/11/2007
40 délégués de classes visitent l'hémicyle du Conseil Général du Nord
Prévue de longue date, reportée deux fois pour cause de grèves, les délégués de toutes les classes du collège Guy Mollet à Lomme et leurs suppléants ont pu hier visiter l'hémicycle du conseil général du Nord, en compagnie de quelques enseignantes. Cette visite s'inscrit dans une "formation" à la citoyenneté sous la responsabilité de la Conseillère Principale d'Education Dorothée Bernard. Les 40 collégiens ont ainsi pu entrer en Préfecture entre les cars de CRS, monter à l'étage et aller tout droit s'installer dans les fauteuils de cet hémicycle qui a été construit en 1870. Y trônent les portraits du premier président du conseil général et un certain nombre de blasons d'époque. L'informatique a fait une entrée récente dans cette enceinte où les débats sont désormais filmés et retransmis sur la chaîne métropolitaince C9. Les collégiens ont pu également déambuler devant les appartements de Monsieur le Préfet, aller jeter un oeil dans la très belle salle de bal et prendre un rafraîchissement au bar. Après les exposés, collégiennes et collégiens, ont pu poser toutes sortes de questions, auxquelles j'ai pu répondre. Autant de questions sur le suffrage universel, les commissions, la fréquence du travail, le découpage des cantons, etc... Bref, une vraie formation pour de jeunes citoyens qui ne votent pas encore mais qui s'y préparent activement !
09:20 Publié dans Collèges | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, modem, bayrou, jeunesse, citoyenneté
22/10/2007
Des espaces verts difficiles à entretenir dans les collèges.
Ce jour, au conseil général, j’ai d'abord pu relayer la forte préoccupation née d’une récente application d’une directive européenne concernant les machines dangereuses dans les SEGPA des collèges. « Ces machines ont souvent fait l’objet de dépenses importantes de la part de la collectivité départementale et … dorénavant les collégiens de SEGPA pourront regarder et seulement regarder les machines. Dans ce contexte nouveau, seul le professeur pourra usiner les pièces ». Je tenais à faire partager cette préoccupation notamment des parents d'élèves mais aussi de toutes les équipes éducatives. Le vice-président Bernard Baudoux, chargé des collèges, a convenu qu’il y avait là une vraie source d’inquiétude pour l’avenir et a demandé à Bernard Derosier, comme parlementaire, de se saisir de la question. J’ai également demandé à ce que des dispositions soient prises pour l’entretien des espaces verts des collèges. « En effet, nous avons de beaux collèges et souvent de grands collèges, avec des espaces paysagers qui embellissent aussi nos quartiers.(Ici photo du collège Jean Zay dans le quartier de la Mitterie à Lomme). Raison de plus pour que nous nous posions bien la question d’un entretien de qualité ». J’ai ainsi expliqué que sur le terrain, « les équipes avaient souvent acheté des matériels performants. Mais les difficultés rencontrées dans le recrutement des contrats aidés laissent augurer d’une pelouse qui croîtra à mesure des désengagements de l’Etat. Et puis, tailler les haies, couper les arbres, c’est devenu un vrai métier ». Sur ce point, le vice-président Baudoux a précisé « qu’il travaillait à la question. Dans le cadre du transfert des TOS, on pourrait envisager que des équipes EMOP puissent tourner et se professionnaliser ». J’ai enfin pointé du doigt d’autres points sur lesquels nous devrons débattre : les moyens de l’accueil dans les collèges, l’avenir de la technologie, la place des personnels médico-sociaux dans les établissements.
19:00 Publié dans Collèges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualité, jeunesse, modem, politique, france
24/10/2006
Subventions aux Etablissements Publics Locaux d'Enseignement
Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président, Madame la Présidente,
Chers Collègues,
Comme chaque année, et comme nous l’impose la loi, nous allons, dans quelques minutes adopter la délibération fixant le montant des subventions allouées aux Etablissements Publics Locaux d’Enseignement, plus précisément en ce qui nous concerne, les collèges.
Il n’y a pas de suspense s’agissant du vote de notre groupe UDF, nous voterons pour la délibération comme nous le faisons depuis que notre groupe existe.
A ce stade, je voudrais dire à quel point nous avons trouvé intéressant que notre collectivité puisse utilement rendre un avis sur le schéma régional des formations et notamment sur sa partie « schéma prévisionnel des formations ». Oui, le collège est concerné parce que c’est au collège que se pensent et s’élaborent les choix en matière de formation. Mais il y a des thèmes plus transversaux pour lesquels le département sera sollicité : la mobilité, l’ambition éducative, la sensibilisation au développement durable, les pratique numériques, la citoyenneté et l’éducation à la santé, l’orientation.
La nouvelle compétence départementale en matière de carte scolaire permettra en effet de créer des synergies plus fortes entre les programmes d’investissement et la sectorisation afin que la communauté éducative et les élèves soient toujours gagnants. Sur ce point, nous demandons, Monsieur le Vice-Président, davantage de concertation. Mais vous avez fait, tout à l’heure, des propositions dont nous prenons acte.
La question des spécialités enseignées dans les SEGPA des collèges du Nord mérite également d’être réévaluée et les spécialités à destination des filles peu nombreuses mériteraient d’être repensées.
Il y a sur toutes ces questions des enjeux transversaux… Notre question est comment entendez-vous alimenter, organiser le débat car poser ces enjeux c’est entrevoir de refonder, dans les années qui viennent, notre aide en direction des EPLE.
Je l’avais dit l’an dernier, derrière des données brutes et des indicateurs statiques, il n’y a plus uniformité des collèges. Je ne parle pas de spécialisation mais d’une véritable appropriation des collèges par les équipes administratives, éducatives et les collégiens eux-mêmes. A cet égard, la disposition qui a été prise et qui consiste à affecter dans chaque unité territoriale un chargé de mission, interlocuteur direct des collèges, est une bonne disposition.
Les 6 groupes de travail plus thématiques qui ont été mis en place sur l’agenda 21, la gestion des ressources humaines, la maintenance et la mutualisation, la maintenance informatique, l’accueil-sécurité et la restauration, tout cela va dans la bonne direction. Mais là encore Monsieur le Président, nous ne demandons pas de la concertation pour faire de la concertation mais du rendu, de l’état d’avancement.
Pas de commentaires sur la part liée aux charges administratives et pédagogiques…. « Tout est fait pour créer un environnement sain, adapté, sécurisé » où les préoccupations matérielles ne sont pas un problème. Ce n’est pas la délibération qui le dit mais la contribution au Schéma Régional des Formations.
Là où nous pourrions continuer d’être inquiets, c’est sur la part liée à la viabilisation et à l’entretien du patrimoine. Pas tant sur les montants que vous proposez aujourd’hui de verser aux EPLE, ils sont ambitieux, mais surtout sur l’évolution de cette part dans les années à venir.
Tous nos collègues sont convaincus de cette urgente obligation de mettre en place une meilleure gestion de la consommation d’énergie et ce, bien évidemment, pas seulement dans nos collèges. Le dire, c’est bien, le faire ce sera beaucoup mieux ! On entend parfois dire que réduire la consommation d’énergie et diminuer les coûts financiers… sont des objectifs qui nécessitent une rationalisation concertée du financement des EPLE ».
C’est bien là que réside la difficulté. Comment gérer mieux ces dépenses d’énergie quand on ne barre pas soi-même le navire ?
La région a fait un audit sur 20 lycées et les premiers résultats ont mis en évidence qu’à périmètre égal, le coût des fluides pourrait doubler dans les années qui viennent et constituer une forme de risque pour la région, notamment financier avec le doublement de la dotation annuelle.
Nous serons confrontés à la même perspective. Pour éviter cette disparité, n’est-il pas légalement possible d’imaginer un groupement d’achat de l’énergie commun à tous les établissements ?
Ces observations faites doivent nous amener à interroger la méthode HQE, dont vous avez parlé Monsieur le Président Derosier en ouverture de notre séance. Il y a là un champ de réflexion : à trop miser sur la HQE , on oublie un de ses points faibles : l’énergie. Nous pensons qu’il vaut mieux, dans certains cas, laisser de côté 2 ou 3 points de HQE et renforcer les économies et la production d’énergie. Que vous inspire Monsieur le Vice-Président cette réflexion ?
Ce que je viens de dire plaide en faveur de la mutualisation des moyens entre collectivités pour avoir à long terme des propositions et des solutions cohérentes ? Le Conseil Général du Nord a semble t-il arrêté un plan de maîtrise de l'énergie de 86 collèges départementaux. C’est le vice-président Jean Schepman qui a confirmé par lettre à mon collègue-président de groupe, qu’ « à l'issue de ces travaux, il sera procédé à la mise en place d'un dispositif informatisé de suivi des consommations à distance, qui permettra une information centralisée sur un réseau installé à l'Hôtel du Département ».
N’y a-t-il pas là une possibilité de créer un « espace collaboratif » où les uns et les autres pourraient par exemple mettre en commun les bonnes pratiques, les outils, les innovations ? Et au-delà des pratiques à gérer ensemble ?
Il reste enfin un autre défi qui est tout aussi difficile à relever: impliquer la communauté éducative et l’ensemble des élèves dans cette gestion maîtrisée de l’énergie : les faire passer du stade de simple consommateur au statut d’utilisateur responsable et averti. La réalisation d’agendas 21 dans les collèges devrait contribuer à modifier les comportements. Il faudra se donner les moyens financiers nécessaires pour les accompagner.
Enfin, vous nous permettrez de terminer sur un point que nous avions déjà évoqué et dont l’avis sur le SRF prend acte : le collège deviendra de plus en plus un outil au service du quartier. Il s’agit d’en faire un équipement public pour redynamiser un quartier, une ville. Nous sommes là au cœur des enjeux d’une décentralisation réussie.
L’ensemble des points évoqués démontrent que nous sommes en train de passer au sur-mesure et à l’optimisation de notre parc départemental et je crois l’avoir montré l’articulation avec l’agenda 21 est/sera essentiel. Nous aurons un rôle à jouer et j’en termine avec une requête : aujourd’hui les élus que nous sommes sont relativement dépossédés de l’ensemble des données techniques qui concernent les collèges départementaux. Passer au sur-mesure suppose de mieux mettre les élus dans le coup et de leur donner des clés de compréhension pour anticiper sur ce que seront demain les enjeux d’une évaluation réussie.
Merci par avance au Vice-Président Bernard Baudoux qui apportera des réponses précises aux questions que nous nous posons.
08:20 Publié dans Collèges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/10/2005
La séance en direct sur www.cg59.fr
Intervention en séance plénière - 17 Octobre 2005
Chers Collègues,
Monsieur le Président, vous nous proposez une enveloppe pour faire fonctionner les collèges départementaux en augmentation malgré une tendance à la baisse démographique qui se confirme.
Dans ce contexte, autant vous le dire d’entrée de jeu, le groupe UDF vous suivra sur cette proposition car l’éducation c’est une priorité et les collèges la nôtre collectivement.
Nous vous suivrons d’autant plus que les collèges fonctionnent grâce à nos subventions et aussi à celles de l’Etat. Or, ce n’est pas parce que c’est tendance que nous le disons, mais dans les collèges, les principaux qui ne sont pas des pleurnicheurs, ont pointé en ce début d’année scolaire de la part de l’Etat des moyens contraints avec des coupes drastiques sur certaines lignes pourtant indispensables. Un seul exemple : la répartition des moyens dans le cadre de l’AOG c’est 50% de crédits en moins. Vous le voyez, nous nous plaçons là au niveau du fonctionnement quotidien des collèges, au delà des polémiques.
Oui, la question n’est pas pour nous d’alimenter la polémique mais d’alerter -Monsieur le Président, vous avez salué dans votre carnet le nouveau Recteur, Mme Bensoussan- pour que chacun regarde cette question de près, et puisse intervenir utilement. C’est important que vu de Paris, vu des Ministères, on continue de regarder nos collèges avec une particulière attention et que l’on puisse aider notre département différemment de ceux des Hauts de Seine par exemple.
Ceci étant dit, je reviens sur la dotation de fonctionnement départementale. Sur l’énergie, nous avions tous pointé la difficulté que nous sentions venir et des dispositions sont prises, à la fois pour augmenter la dotation énergie mais également alimenter un fonds de concours pour les collèges en fonction des situations particulières. Ce sont là deux dispositions que nous avions demandées et nous remercions le vice-président pour l’examen de cette question et l’effort consenti.
Je voudrais en trente secondes parler des contrats de maintenance. Ils constituent, surtout dans les collèges rénovés mais surtout ceux reconstruits, une charge nouvelle et importante pour les équipes administratives et une source de tracasseries. De même, face à des dépenses de mise en conformité ou de mise en sécurité des matériels, nous sentons des demandes fortes des équipes administratives. De la même manière, nous sommes de plus en plus sollicités pour les sorties éducatives, pédagogiques, culturelles. Tout cela ne nous inquiète pas au contraire mais nous conforte si l’on doit en croire cette étude réalisée sur les collégiens qui s’ennuient et qui mériterait d’être communiquée à tous nos collègues. Plus nos collégiens sont pris en charge à tous les niveaux, plus l’ennuie diminue. C’est peut-être une lapalissade de le dire mais derrière ce constat, il y a la question de la garantie à la fois des moyens techniques, administratifs mais tout autant ceux qui relèvent de tous ces aspects que j’évoquais : sorties culturelles, voyages éducatifs, prise en charge en dehors du temps scolaire, école ouverte, etc. Il y a donc des logiques à respecter mais aussi un équilibre à trouver.
Voilà Monsieur le Président, Chers Collègues, les réflexions que souhaitent livrer le groupe UDF avec à la clé un vote tout à fait favorable sur la délibération que vous proposez.
Reste que nous souhaitons que des questions comme celle que Monsieur le Président Derosier a eu l’occasion d’évoquer dans le cadre d’une conférence thématique, la violence au collège, comme celle de l’illettrisme qui fait l’objet d’un regain d’attention grâce à la vigilance de notre collègue Monique Denise, comme celle du retard scolaire, comme celle de l’état de santé des jeunes, comme celle de l’enfance en danger qui fréquente aussi nos collèges, que toutes ces questions soient peut-être mieux intégrées dans nos paramètres de prise en charge des collèges départementaux. Ces paramètres plus humains sont complémentaires, de notre point de vue, de ceux que vous avez rappelés : demi-pension, effectifs, surface du collège.
Je vous remercie.
Réponse du vice-président : Monsieur Baudoux, vice-président chargé des collèges a tenu à apporter quelques éléments de réponse : rappelant d’abord que le département c’est 82 millions d’euros pour les transports scolaires, 52 millions d’euros pour le fonctionnement des collèges et 150 millions pour l’investissement, il est revenu sur l’interpellation concernant les contrats de maintenance : " C’est une question largement étudiée. Nous les avions décentralisé au niveau des collèges mais la tendance c’est que le département reprenne la gestion de ces contrats. Avec des appels d’offres groupés, il est par ailleurs permis d’envisager des économies ". Sur les autres " questions importantes que vous avez évoquées Monsieur Vinckier, nous cherchons à les intégrer ". Retrouvez la séance en différé sur www.cg59.fr
10:55 Publié dans Collèges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/02/2005
L'inspecteur doit faire un geste pour le collège Jean Zay
Lomme le 22 Février 2005,
Monsieur l’Inspecteur d’Académie,
J’ai l’honneur de venir vers vous suite à une réunion du Conseil d’Administration du collège Jean Zay, sis à Lomme, qui n’a pas pu se tenir ce lundi 21 Février, les enseignants et les parents d'élèves ayant décidé de ne pas participer à cette réunion. En ce qui me concerne, j’ai répondu présent à cette invitation, en expliquant aux uns et aux autres que je croyais aux vertus du dialogue.
Monsieur l’Inspecteur, les conditions d’enseignement dans les collèges de Lomme, dont deux sur trois ont été ces dernières années totalement reconstruits par la collectivité départementale, m’intéressent au plus haut point. Le collège Jean Zay est en zone d’éducation prioritaire (ZEP) et c’est à ce titre que je vous demande officiellement de bien vouloir examiner avec une toute particulière bienveillance, la situation de ce collège pour la prochaine rentrée.
J’ai une conviction, celle que les zones d’éducation prioritaire, les moyens et les effectifs des établissements scolaires doivent être confortés, c'est-à-dire, selon les cas, maintenus en l’état ou renforcés, de manière à ce que la mission d’éducation puisse être accomplie avec succès. Sur ce point, le plan de cohésion sociale, présenté par le Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale au mois de juin 2004, insistait, parmi les objectifs nécessaires à assurer l’égalité des chances entre les enfants et les adolescents, sur la rénovation de l’éducation prioritaire, en favorisant notamment l’adoption d’un moratoire des mesures de carte scolaire (suppressions de classes ou mouvements d’enseignants) en ZEP et en REP (zones d’éducation prioritaire et réseaux d’éducation prioritaire), et en prévoyant des moyens exceptionnels pour les écoles et les collèges situés sur ces zones. Le Plan de cohésion sociale affirmait ainsi très clairement l’impératif de maintenir ou renforcer les effectifs dans les établissements scolaires du premier et du second degré en ZEP.
Par souci de cohérence avec le Plan de cohésion sociale, il convient donc de traduire cet objectif dans les dispositions que vous aurez à examiner. Le collège Jean Zay dispose d’une SEGPA, d’une UPI, d’une section-cirque étude et de classes généralistes. En 2004, 7 enfants sur 12 que compte l’UPI ont été intégrés en SEGPA. Je vous demande de bien vouloir garantir pour la rentrée 2005 les moyens octroyés en 2004 pour la SEGPA. Il me paraît également tout à fait nécessaire, compte tenu de l’implication de la communauté éducative de maintenir les moyens en éducation musicale, histoire et anglais.
Comptant sur votre bienveillante attention et dans l’attente des éléments nouveaux que vous voudrez bien me transmettre, je vous prie de croire, Monsieur l’Inspecteur d’Académie, à l’expression de ma cordiale et respectueuse considération.
Denis VINCKIER
Conseiller Général du Nord
Conseiller Communal de Lomme
Copie pour information à :
Madame HERMAN, Principale du Collège Jean Zay
Equipe enseignante
Association des Parents d’élèves
Mr Yves DURAND, Maire délégué de Lomme
10:30 Publié dans Collèges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18/10/2004
Budget 2005
Séance plénière du Département
Lundi 18 octobre 2004
Monsieur le Président,
Monsieur le Vice-Président,
Chers Collègues,
En prenant la parole en dernier, j’ai conscience qu’il y a un triple enjeu à relever : ne rien répéter, continuer de capter l’attention de nos collègues et tenter d’élever le débat au delà du clivage classique gauche/droite.
La compétence des collèges dans un département qui compte autant de jeunes que la nôtre est un atout majeur.
Je reviendrai à la fin de mon intervention sur le transfert des techniciens et ouvriers de services avec une proposition, qui si nous la faisions nôtre, honorerait notre assemblée départementale.
Je voudrais dans l’attente, Chers Collègues, vous inviter à faire abstraction d’un certain nombre de préjugés et regarder la réalité en face.
J’étais bien jeune quand Pierre MAUROY et Gaston DEFERRE ont engagé l’acte 1 de la décentralisation, avec tous ses inconvénients et ses avantages.
J’ai envie de dire que nous sommes, avec l’acte 2, dans un schéma analogue, avec des craintes et des espoirs.
Je ne reviens pas sur les propos tenus en Octobre 2000 par Pierre MAUROY … Le représentant du groupe de droite l’a fait. Il était dans son rôle.
Ces propos de Pierre MAUROY existent et au-delà des campagnes électorales, des effets d’annonce, ils sont gravés dans le marbre comme un repère pour toutes celles et ceux qui veulent aborder ce débat dans la sérénité.
Ceci étant dit, les efforts très importants réalisés par le département depuis le premier acte de la décentralisation, notamment sur le plan de la rénovation des Etablissements ne peuvent qu’être soulignés. Nous entendons ici, et il n’y a pas de confusion dans notre esprit, rendre à César ce qui est à César et les lauriers sont partagés.
Nous souhaitons bien évidemment que ces rénovations soient poursuivies. A cet égard, pas plus tard que dimanche, une enseignante d’un collège dont la reconstruction est dans sa phase d’achèvement, me disait que les élèves étaient « plus calmes et plus disciplinés ».
Cela peut paraître anodin comme remarque mais je la trouve forte et je crois conforme à l’effort qui est fait par notre collectivité. A travers le plan de reconstruction, nous proposons des conditions meilleures de travail mais attendons qu’elles rejaillissent sur le moral des collégiens, sur leur envie de travailler mieux.
Nous saluons, Monsieur le Président, les efforts en faveur de l’aide aux collégiens. Les sommes restent modestes mais elles sont appréciées comme telles et les projets foisonnent dans les établissements :
Je suis épaté de la mobilisation des corps administratif et enseignant autour de ces crédits : rendre les mathématiques plus ludiques, remotiver les élèves de 3ème, élaborer un livret touristique en anglais, organiser des défis lecture, organiser une exposition « découvrir l’Amérique latine, recycler le papier et nettoyer la mare aux poissons, initier aux gestes de premiers secours, visiter le parlement européen…
Voilà de manière exhaustive que qu’un collège entend faire avec une somme de 4.000 euros, pendant cette année soclaire. Vous avez parlé, Monsieur le Président d’école de qualité. Ce sont au regard de ces actions, ses acteurs qui la font au quotidien.
Monsieur le Président, nous pensons qu’il serait utile de faire un inventaire de toutes ces réalisations et de mettre en valeur des initiatives qui pourraient peut-être être généralisées. C’est le sens d’un courrier que Dominique HALLYNCK a par ailleurs adressé au Vice-Président au sujet d’un opération d’intégration des élèves de 6ème, initiative pilote du collège de Bailleul.
Je ne reviens pas sur le fonds d’aide à la restauration scolaire. Le département a fait de nombreux efforts mais il reste à convaincre les parents. Dans un collège de Lomme, on est encore en deçà des 20% des élèves qui fréquentent la demi-pension. J’ai voté en conseil d’administration pour un prix de repas passant de 2,30 euros à 2,34 euros en expliquant que ce prix, au regard des efforts réalisés par le département, était un prix défiant toute concurrence. Et je l’ai dit aux parents d’élèves qui campaient sur une position de refus de cette augmentation.
Il y a, au delà des efforts de communication réalisés, dans le journal le Nord dernièrement, une pédagogie nouvelle à adopter pour convaincre davantage.
En ce qui concernent les subventions de fonctionnement que nous apprêtons à voter aujourd’hui, il n’a échappé à personne que la part « énergie & entretien » constitue une part prépondérante de cette subvention, la part « administrative & pédagogique » restant déterminante.
Nous voulons ici, après d’autres, nous faire l’écho d’inquiétudes que chacun et chacune d’entre vous a probablement pu ressentir au cours des conseils d’administration des EPLE dans lesquels ils siègent.
Inquiétudes en ce qui concerne les dépenses d’énergie qui pèsent de plus en plus lourd dans les budgets des EPLE. Certains ont déjà dû puiser dans leurs fonds de roulement pour pouvoir honorer leurs factures jusqu’en décembre. Vous avez rappelé, Monsieur le Vice-Président, dans votre introduction, les disparités qui existent entre les collèges.
Or, le contexte international laisse présager d’autres augmentations du coût de l’énergie.
Comment le département répondra t-il à ces augmentations ?
Inquiétudes également de la communauté éducative face aux pédagogies nouvelles, notamment liées aux Technologies de l’information et de la communication dans l’Enseignement.
Je m’honore d’avoir dans mon canton une « classe pupitre » dont on dit qu’elle fonctionne très bien. Il y a juste un problème : 26 ordinateurs fonctionnent en réseau et pour une raison indéterminée, c’est impossible de les faire tous fonctionner en même temps. Ce qui est quand même un comble.
En ce qui concerne les photocopies, j’ai suggéré que les collèges adoptent la même disposition que celle qu’a prise notre collectivité, à savoir faire des recto-verso.
J’ai par ailleurs entendu, s’agissant des alarmes, cette formule mystérieuse : « Les alarmes n’alarment plus personne ». Là encore, Monsieur le Président, ces formules dénotent certains dysfonctionnements.
Je voudrais enfin aborder la question de la collecte de la taxe d’apprentissage qui concerne quelques collèges. Je crois qu’il serait utile que nous ayons une bonne lisibilité de ce que les collèges perçoivent et de réfléchir aux modalités qui permettraient de faire évoluer la collecte.
J’en viens à notre proposition sur les TOS, non pour ajouter à la polémique mais tenter de trouver, au contraire, les moyens de l’apaisement. Bien sûr la question du financement et les modalités de ce transfert sont loin d’être réglées.
Il nous semble cependant que la priorité est aujourd’hui de se mettre autour de la table et de se préparer intelligemment à assumer cette nouvelle compétence.
Les personnels TOS seront à notre charge en 2006 et dans des conditions, vous le direz un jour et nous prenons date, Monsieur le Président, qui ne doivent plus forcément inquiéter ceux de nos concitoyens concernés.
Afin d’accompagner ce transfert, dans les meilleures conditions possibles, le groupe UDF propose de mettre en place un comité de suivi départemental des TOS. Nous ne pouvons accepter l’argument selon lequel nous n’avons pas aujourd’hui tous les éléments pour appréhender cette situation nouvelle.
Voilà, Monsieur le Président, les réflexions du nouveau groupe UDF et apparentés, au nom duquel je viens de m’exprimer et qui votera pour la délibération proposée.
Je vous remercie.
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