Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

17/03/2006

Ce soir, nous ne devenons pas socialistes...

Monsieur le Maire délégué, Chers Collègues,

En lisant les comptes rendus qu’égrènent les journaux en ce temps d’examen des budgets des communes, on lit souvent qu’ici et là, l’exercice financier donne lieu à d’amères discussions, les uns votant souvent contre les autres avec des prétextes plus ou moins bien fabriquées.

En ce qui nous concerne, depuis 2001, date de notre élection, notre groupe se positionne en attente. C’est une abstention que nous avions pris l’habitude d’exprimer. Avec des préoccupations réaffirmées à chaque fois lors du débat d’orientations budgétaires et lors des débats budgétaires : préoccupations sociales, préoccupations démocratiques, j’y reviendrai.

Cette année, nous avons collectivement décidé de voter pour le budget que vous nous proposez en dépenses. C’est le résultat d’une cohérence politique de notre part. Je vais m’en expliquer.

Je précise que nous maintiendrons notre abstention (c’est l’objet d’une délibération à part) sur les taux dans la mesure où nous continuons de penser qu’il est de saine gestion de pouvoir voter un budget en dépenses et en recettes et que c’est justement la fusion avec Lille qui nous en empêche.

Je ne veux pas polémiquer au nom de mon groupe avec vous sur l’explosion fiscale car c’est un terme que nous n’avons, en ce qui nous concerne, jamais employé. Le chiffre que nous donnions dès 1999, quelques mois après votre annonce de fusionner Lomme et Lille, c’était une augmentation objective de 27% du taux lommois pour rattraper le taux lillois (je me limite au taux de Taxe d’Habitation). Nous y serons, certainement même au delà parce que à côté de la mécanique il y a une dynamique des taux lillois. Nous y serons donc, certes sur une période plus longue, de 12 ans au lieu de 5.

Vous avez inscrit notre commune associée dans une hausse des taux mécanique à dose homéopathique. La droite et l’extrême droite Lilloises continuent de vous dire que le réveil sera douloureux. Nous ne nous plaçons pas sur le même registre sémantique mais nous pensons fondamentalement que cet alignement va poser à terme un vrai problème à de nombreux concitoyens lommois.

En effet, le propre d’une commune c’est de pouvoir être librement administrée par des élus qui savent objectivement jusqu’où ils peuvent placer le curseur de la fiscalité locale. Avec la fusion, nous restons privés de cette capacité.

Mais j’en viens au budget propre en saluant la présentation de Didier Delmotte que j’ai un jour, je pense à juste titre, qualifier d’adjoint aux dépenses.

Et bien ce soir, Monsieur Delmotte, c’est votre budget de dépenses que nous voterons.

J’ai évoqué la cohérence et j’y ajoute le sens des responsabilités qui caractérise notre équipe. Malgré vos dénigrements (Ils existent), malgré vos caricatures, nous avons maintenu constamment, dans nos interventions, dans nos choix et dans nos votes, une véritable éthique de l’action politique. Cette éthique nous la revendiquons dans un paysage politique où bien souvent la tolérance est un vain mot car trop souvent l’outrance l’emporte.

Ethique de l’action politique

En 2005, nous avons voté pour un certain nombre de politiques cadres : La politique enfance, le PPUL (Programme Projet Urbain), le Projet Educatif Global, le PLH communautaire, les crédits pour la médiathèque.

Nous avons aussi émis des réserves, et je me dois de les rappeler: sur l’ANRU (Je n’enlève pas un seul mot à ce que j’ai dit sur le sujet), sur Euratechnologies, sur le contrat local de sécurité, sur le fonctionnement des comités de quartier, sur la maison du citoyen.

Ceci étant dit, sur le budget en dépenses que vous nous présentez, c’est à dire sur la masse des dépenses que vous nous proposez d’engager, quand nous regardons honnêtement ce que nous avons voté comme cadrages en 2005, il s’avère honnête de considérer que nous ne pouvons pas rejeter ce budget de dépenses.

Un seul point aurait pu nous amener à nous figer dans l’abstention : la maison du citoyen. Je rappelle que cette maison pour laquelle des dépenses en crédits de paiement sont prévus en 2006, a fait l’objet de deux délibérations en 2005.

  • La première nous demandait de nous positionner sur le principe. Nous avons voté pour cette maison avec un marché s’établissant à hauteur de 155.000 euros
  • Une seconde délibération est arrivée avec un montant de 665.000 euros et nous avons exprimé nos interrogations. Il était légitime que nous nous posions la question d’un autre choix.
  •  

  • Néanmoins, sur cette maison, qui va mobiliser des fonds divers, il faut maintenant avancer et c’est donc une position pragmatique que nous adoptons.

Globalement, nous sommes donc face à un budget en dépenses dans lequel nous nous retrouvons. Je signale au passage que les sommes en jeu n’ont pas grand chose à voir avec les sommes qui sont mobilisées sur notre territoire communal par notre partenaire privilégié de l’intercommunalité, LMCU.

Je signale également au passage également que nous avons renoncé à déposer des amendements constructifs vu le sort que vous aviez réservé à celui que nous avions présenté l’an dernier pour améliorer la démocratie participative. Vous étiez tombés il y a un an jour pour jour dans la caricature grossière en expliquant qu’avec notre amendement, à partir de juillet, les services n’auraient plus eu la possibilité de téléphoner faute de budget.

Bref, l’essentiel est aujourd’hui ailleurs.

Il est dans la capacité que nous aurons à améliorer nos taux de réalisation sur nos budgets communaux. Je rappelle que nos taux de réalisations n’étaient pas bons lors de l’examen du Compte Administratif 2004 : 60% en investissement et seulement 83% en fonctionnement.

Seront-ils meilleurs lorsque nous examinerons dans quelques semaines la Compte Administratif 2005. Nous verrons bien.

Et puis il est dans le regard que nous aurons sur les aménagements dont nous sommes les bénéficiaires mais sur lesquels nous devons rester vigilants. Notre ville bouge mais nous devons redoubler de vigilance.

Je vais prendre deux exemples de natures différentes mais ils se rejoignent ;

Vous avez été destinataire, Monsieur le Maire délégué, d’une pétition des habitants de l’avenue Notebart qui expliquent en substance que les travaux sont terminés mais que les responsables de ces travaux s’aperçoivent aujourd’hui qu’ils ont oublié l’implantation des arbres. Et les habitants de la rue de vous demander : " Pouvez-vous organiser une réunion afin de recueillir l’avis sur la nécessité des arbres ou sur leurs implantations ".

Nous n’en rajouterons pas mais très franchement, il y a là des dysfonctionnements qu’il convient de regarder à la loupe. On nous martèle que les comités de quartier sont associés. Associés à quoi ? Nous voulons qu’ils soient associés aux choix, au suivi des projets sur la commune.

Le second exemple que je vais prendre concerne justement un projet sur lequel deux comités de quartier sont associés (Mont à Camp et Marais). Nous avons eu il y a quelques jours le premier comité de pilotage du projet " Rives de la Haute Deûle ". Nous avons critiqué le projet Euratechnologies sur des aspects précis et nous continuerons de mettre en cause une forme d’angélisme béat.

Quand nous lisons dans un grand quotidien régional les propos du nouveau directeur du Digiport, il explique " que c’est un projet qui se présente bien, la preuve avec ces quelques demandes déjà arrivées, alors qu’il n’y a quasiment pas eu de prospection ". Les bras m’en tombent et en matière d’anthologie, avec Euratechnologies, on pourra bientôt faire un superbe collier avec toutes les perles collectées.

Guy Oriol a posé ce soir là, je le crois et je le dis franchement, des questions importantes et nous aurions tort de ne pas nous pencher dessus.

***

Je vais conclure : nous votons ce soir le budget, nous nous abstenons sur les taux, mais nous ne renions rien de ce que nous sommes. Nous ne devenons pas ce soir socialistes. Vous êtes d’ailleurs assez nombreux. Avec notre culture démocrate et sociale, nous venons vous dire des choses, nous venons vous dire ce sur quoi nous voulons que vous changiez de méthode en profondeur.

Je vous remercie de votre attention.

Denis Vinckier – 16 Mars 2006 - Conseil communal

08:30 Publié dans Lomme | Lien permanent | Commentaires (1)

24/01/2006

Lomme : pour une solide association humain/urbain

Extraits de mon intervention sur les orientations budgétaires :

(...) Comme chaque année, nous avons en introduction des Orientations Budgétaires des généralités d’une banalité affligeante. Ce que nous voudrions voir ou lire peut s’exprimer simplement : « le maire de notre ville, Martine Aubry, a rencontré le maire délégué de Lomme le …… et au regard des actions envisagées au titre de l’année 2006, le maire de la ville a décidé que la commune associée de Lomme aurait une subvention de autant cette année. Il est à noter que cette subvention est en augmentation de autant, en baisse de autant. Elle prend en compte ceci, cela ».


Vous allez nous dire, mais cela ne se passe pas comme cela. Vous allez nous faire croire que vous attendez le débat de ce soir pour aller voir le maire de notre ville, Madame Aubry, et négocier avec elle la subvention annuelle en fonctionnement et en investissement pour Lomme, commune associée. Soit, mais dès lors dites le nous.

Vous allez nous dire, mais cela ne se passe pas comme cela. Vous allez nous faire croire que vous attendez le débat de ce soir pour aller voir le maire de notre ville, Madame Aubry, et négocier avec elle la subvention annuelle en fonctionnement et en investissement pour Lomme, commune associée. Soit, mais dès lors dites le nous.


Dans les deux cas de figure, ce n’est pas clair. Reste une hypothèse, celle que vous cherchez à nous faire croire depuis 2001, à savoir que le maire de Lille s’aligne sur nos ambitions. Lille, tiroir-caisse de nos ambitions lommoises ? Si c’est le cas, alors la fusion pose l’énorme problème sur lequel je reviendrai dans mon intervention, celle de l’échelle des interventions. Si Lille, que l’on pourrait comparer à l’hyper-marché est le tiroir-caisse du 8 à 8 lommois, à Lille donc les super affaires et à Lomme la promo de cabaret. Car chers collègues, c’est bien le cas.


Au moment où Lille-ville concerte ses habitants sur un projet de rénovation urbaine de plus de 400 millions d’euros, nous en sommes nous à nous demander si nous allons mettre 200.000 euros pour faire une étude alors même que les trains des grands financements sont passés. Dans ces conditions, avec un tel PPUL, nous ne sommes pas encore rhabillés pour l’hiver !


****

Les Orientations Budgétaires sont aussi le moment de regarder un certain nombre d’indicateurs.
Nous sommes certes encore dans la période des vœux. On peut se féliciter comme vous l’avez fait Monsieur Durand de la vitrine des politiques qui vont bien. A cet égard rien à redire sur le film de qualité qui a été visionné le 14 Janvier et dont vous étiez à la fois, Monsieur le Maire délégué, la voix, le son et l’image. On se croirait revenu au temps de l’ORTF. La plaisanterie mise de côté, il s’agit bien là de communication et si nous la laissons de côté, il reste finalement le plus difficile.

Parler des Orientations Budgétaires, c’est parler des difficultés (...)

Voyez-vous, Chers Collègues, il ne peut seulement dépendre de l’Etat que toutes ces questions trouvent les réponses adaptées. Et pour une raison essentielle, que vous masquez toujours, c’est que nous sommes au temps de la décentralisation.

Ce n’est pas seulement de la faute de l’Etat si le nombre de RMIstes a augmenté sur Lomme. Le département soutient ici sur Lomme financièrement le CCAS pour instruire les dossiers et rémunère des référents. Le département ……  Mais le département ne peut pas tout. La responsabilité de l’emploi c’est aussi la nôtre. L’insertion également. Pourtant, vous avez rejeté d’une manière brutale l’idée de guichet unique à travers la maison de l’emploi. Je le redis parce que je trouve cela injuste, il n’est pas normal au regard de notre situation sociale que Lambersart se soit battue pour obtenir une « maison de l’emploi » mais pas nous. Ce n’est pas la faute de l’Etat mais la vôtre, puisque vous ne vous êtes pas battus mais vous l’avez combattue avant de nous annoncer que nous allons rejoindre la Maison de l'Emploi de la ville de Lille.

De même, Monsieur le Maire délégué, au sujet des équipes de réussite éducative. Vous m’avez lancé ici une invitation à défendre notre dossier auprès de l’Etat. Mais comme sur l’ANRU, nous ne pouvons pas défendre les dossiers que vous ne montez pas ou que vous ne défendez pas. Moi je vois des élus qui se sont battus pour monter des dossiers de réussite éducative. Au temps de la décentralisation, il faut se battre avec les services, monter des dossiers dans les temps mais ça vaut le coup. Contrairement à ce que vous racontez, souvent dans des tracts, des villes se sont battues et vont obtenir des équipes de réussite éducative. Pourquoi restons-nous en plan ? Ce n’est pas une affaire de droite ou de gauche. Sur ces deux dossiers des maires de droite, de gauche et du centre, sont montés dans le train. 


Sur un autre sujet, ce n’est pas seulement de la faute de l’Etat si nos rues sont moins propres. Vous aviez abondement investi dans les emplois-aidés pour que nos rues soient propres. Les emplois-aidés cela veut dire des emplois subventionnés à 90% par l’Etat. Au moment où bien des Lommois se rendent compte que nos rues sont moins propres, vous ne pouvez pas rejeter sur l’Etat toutes les responsabilités. Ce n’est quand même pas à l’Etat de rémunérer 50/60/70 postes d’agents de propreté sur Lomme. La propreté c’est aussi d’abord l’affaire des Lommois ! A chacun de balayer devant sa porte, si j’ose dire !

(...)

Des réponses sont à notre portée mais encore faut-il frapper aux bonnes portes aux bons moments. Vous avez perdu les moyens de structurer vos politiques. Ca part dans tous les sens pourvu que ça illumine !


Le Plan Urbain Lommois c’était une ambition de début de mandat or vous nous le proposez en fin de mandat. J’ajoute sur ce point que nous allons commander ce que LMCU est normalement en droit de nous donner. Les documents de référence existent PLU, PLDD. Nous sommes aux portes de Lille et nous avons besoin de commander une étude d’urbanisme de centre-ville.


Sur un autre sujet qui me tient à cœur, les personnes âgées, vous avez annoncé dans le cadre des vœux le lancement d’une structure Alzheimer. Encore un effet d’annonce destiné à illuminer. Quand on sait que pour faire émerger un tel projet, il faut au minimum 5 années, vous ne pouvez pas raisonnablement lancer de telles idées sans concertation. Ce n’est ni responsable, ni à la hauteur des décisions que nous devons prendre dans les collectivités respectives au sein desquelles nous siégeons.


Finalement au-delà de la communication, l’analyse de votre politique donne une immense sensation de temps perdu. Certes, nous sentons bien que l’arrivée d’un nouveau Directeur Général des Services a donné une impulsion nouvelle dans notre commune et nous nous en félicitons. Mais c’est aussi aux élus de donner des impulsions et c’est au maire de faire le chef de gare. Or, vous nous donnez bien souvent la sensation d’être un pâle garde-champêtre. Vous êtes là sans cesse nous rabrouer, nous condamner, nous faire la leçon. Mais nous sommes des élus comme vous, avec nos sensibilités et elles ne sont pas finalement si éloignées que cela des vôtres.


Yves Durand, vous vous êtes trompés sur nous. Par pêché d’orgueil aujourd’hui comme en écho à ce fameux pêché de gourmandise de 1999, vous n’avez eu de cesse de donner du temps au temps. Je vois bien d’où vous vient cette inspiration mais en matière de programmation, le temps ne se rattrape pas. Lomme est une commune équipée mais beaucoup de nos habitants souffrent. Votre intuition de socialiste c’est de mettre le paquet sur l’humain mais vous avez oublié l’urbain. Pour mieux vivre ensemble, il faut aussi mieux vivre chez soi et mieux vivre la ville. Arthur Notebart pour des raisons avant tout historiques a construit beaucoup mais sa grande réussite, il l’a tenait de cette solide association humain/urbain. Pour cette raison profonde, Lomme était devenue sa famille. C’est cette grande intuition dans des temps plus modernes que nous devons retrouver.


C’est pourquoi nous n’avons pas compris le choix effectué sans concertation, que nous n’avons donc pas soutenu, des 650.000 euros pour la maison Léo Lagrange. Il y avait à cette même place une belle opération d’urbanisme à faire, sécurisante et fonctionnelle. Sans concertation, on ne fait rien de beau. Je termine là-dessus mais quand l’animatrice du comité de quartier de Mont à Camp m’a répondu qu’elle ne faisait pas de politique à la simple question : « Est-ce que vous trouvez normal que des travaux pour une somme de 650.000 euros vont être engagés dans cette maison qui héberge le comité de quartier et pour lesquels on ne vous a rien demandé ». Je me suis dit qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.


Je le dis avec tout le respect que je dois aux personnes mais je me suis engagé en politique contre l’esprit de système. Le système c’est bien, c’est confortable pour celles et ceux qui l’entretiennent mais c’est profondément désocialisant pour ceux qui en sont un peu quelque part aussi les victimes. La démocratie participative est en train de s’essoufler très sérieusement. Sans démocratie participative (l’enjeu de notre contribution au budget de l’an dernier), il n’y a pas d’avenir possible. Pour réconcilier dans une même perspective l’humain et l’urbain, il faut une démocratie participative vivante, avec des moyens, des objectifs, des buts à atteindre. En réalité, et vos vœux le démontrent chaque année, vous faites tout reposer sur la démocratie associative que vous pilotez. Si la démocratie associative peut participer au confort des puissants, elle ne remplacera jamais la démocratie participative active qui elle n’a d’autre but que de chercher à améliorer aussi le quotidien des plus faibles.

Voilà, j’en termine, mais les orientations budgétaires sont un temps d’échange, j’espère au nom de mon groupe « Notre Parti c’est Lomme » avoir été à la hauteur.

Denis Vinckier - 23 Janvier 2006 - Conseil communal de Lomme

20:50 Publié dans Lomme | Lien permanent | Commentaires (0)

09/11/2005

Pour le stade du LOSC à Lille-Sud

Chers Collègues,

L’examen du bilan de la collectivité LMCU doit nous donner plusieurs occasions :

  • Celle de saluer et donc de reconnaître l’effort de la collectivité LMCU et nous faisons partie de celles et ceux qui regrettons que vous ne mettiez pas mieux en valeur au quotidien les engagements de LMCU. Cela nous fait penser à la dernière campagne référendaire où nos concitoyens ont aussi voté contre l’Europe parce qu’ils étaient incapables de voir ce que concrètement l’Europe avait fait près de chez eux.
  • L’occasion de rappeler que nous avons des conseillers communautaires, vous-même, Monsieur Durand et Monsieur Vicot.
  • Des conseillers communataires qui ont des choix à faire. Quand le vice-président de LMCU chargé des finances, Dominique Baert, expliquait il y a quelques jours que son budget 2006 est de 250 millions d’euros de dépenses prévisibles pour l' investissement, dans le même temps il ajoutait avoir déjà reçu plus de 400 millions de dépenses de ses collègues vice-présidents. Il y aura donc des choix à faire et nous aimerions que nous en discutions aussi ici. Il y aura notamment un choix à faire sur un sujet, le stade et nous voulons en parler en appliquant le principe de précaution.

De notre point de vue, le dossier GJ2 est entaché et puisque vous avez voté, comme conseiller communautaire pour ce choix sans jamais nous en dire un seul mot, permettez-moi de vous dire quelques mots pour l’avenir.

  • Le choix d’agrandir GJ sur un site sensible est une aberration. D’ailleurs, si ce stade n’existait pas et qu’il fallait choisir un lieu d’implantation, il est évident que la Citadelle serait le dernier endroit où l’on déciderait d’implanter le stade. C’est d’ailleurs pour nous une aberration que les verts puissent soutenir une telle logique, aient pu soutenir une telle logique, point d’interrogation.
  • Le choix d’agrandir GJ est aujourd’hui une aberration au regard des choix en matière de transport en commun. LMCU c’est aujourd’hui deux lignes de métro (dont une chez nous), des extensions des lignes de bus, la rénovation du tramway, le tram-train pour demain. Tout cela est dans le P.D.U (Plan de Déplacements Urbains) que vous avez voté. Or, GJ2 est dans le secteur de Lille le plus mal desservi par les transports en commun, à plus de 20 minutes à pied de la station de métro la plus proche.
  • GJ2 est enfin une aberration au regard de la situation économique et sociale de nos populations, et le dire ce soir dans le contexte que nous vivons prend tout son sens. Il me semblait que LMCU avait toujours veillé à faire des grands projets des leviers pour le développement économique et urbain des territoires. Ce n’est pas le cas de GJ2.

Grimonprez Jooris 2 est donc une triple aberration. Il faut donc choisir un nouveau site au regard de 3 critères : accessibilité, transports en commun et enjeu de requalification urbaine. Un seul site nous paraît répondre à ces 3 critères : Lille-Sud.

Monsieur Durand, si c’est aujourd’hui LMCU qui détient la clé du nouveau stade, dans tous les cas, c’est en théorie le maire que signe in fine le permis de construire. Nous espérons que vous ne serez pas ce maire-là, tout maire délégué de la commune associée à Lille que vous êtes.

Denis Vinckier - 8 Novembre 2005 - Conseil communal consultatif de Lomme

11:55 Publié dans Lomme | Lien permanent | Commentaires (0)

03/11/2005

La guerre des tracts n'aura pas lieu !

Le NPS a décidé de montrer ses biceps ?

C’est de Capinghem qu’on vient maintenant nous attaquer. Le militant capinghemois du NPS, entendez Nouveau Parti Socialiste, a lu notre dernier tract pourtant destiné aux Lommois. Mais pour mieux glaner quelques voix socialistes à Lomme, il s’immisce dans la vie politique lommoise à quelques jours d’un vote déterminant de l’Ancien Parti Socialiste. Mais Cher Monsieur Caremelle, vu de Lomme, je vais vous apprendre quelque chose : le caractère diffamatoire des tracts socialistes est avéré depuis des années. Pas un seul tract socialiste intitulé " solidarités " n’a servi depuis 2001 à autre chose que taper sur moi, un élu démocrate à la tête d’une équipe démocrate. La solidarité socialiste, Monsieur Caremelle, est-ce cela, taper sur l’adversaire démocrate en permanence ? Quant à l’aspect évoqué par André Mille, militant de Lomme cette fois, tranchons ce qui est républicain ou pas. Monsieur Mille, la démocratie et la république, pour nous, c’est le respect. Où est le respect quand nous devons attendre 3 années pour que la loi soit respectée pour obtenir un local d’élus, car élus démocratiquement. 3 ans d’attente pour un local inaccessible au public ! Où est le respect quand les élus de l’opposition ne sont pas invités pour la soirée d’accueil des nouveaux habitants (ce vendredi soir en mairie) ? Où est le respect quand, contrairement à ce que vous dites, notre temps de parole est contraint ? Nous avons fait le calcul : Yves Durand cause en moyenne 85% du temps de chaque conseil communal. Et où est le respect quand des doigts socialistes osent écrire des mensonges sans signature ? Qui a notamment osé écrire en gras dans le tract solidarités: " Denis Vinckier ne propose jamais rien parce que son seul souci est de s’opposer pour tenter d’exister politiquement ". Oui, voilà une autre vérité Monsieur Caremelle, les tracts solidarités ne sont pas signés. J’espère que vous veillerez à ce que dans le Nouveau Parti Socialiste, on signe les tracts car nous, les démocrates, nous assumons ce que nous écrivons. Nos tracts sont signés. Monsieur Caremelle, voyez-vous la diffamation, c’est impossible à démontrer quand les tracts ne sont pas signés. Moi, Denis Vinckier, conseil communal de Lomme de mon état, j’assume personnellement chaque mot du tract-document que j’ai distribué avec mes amis démocrates et vous savez qu’il n’y a rien de diffamant dans nos propos. La réalité, c’est que vous avez mal à votre parti socialiste et que c’est le temps de la gonflette. Profitez de votre liberté car en ce qui nous concerne, avec moins de 10% du temps de parole à chaque conseil communal, il nous reste le stylo pour écrire ce que nous pensons. Allez, je m’excuse, mais j’ai été formé à cette école-là, celle de la vérité. Cordialement vôtre. Denis Vinckier, conseiller général udf du Nord, ne vous en déplaise.

 

11:00 Publié dans Lomme | Lien permanent | Commentaires (7)

05/10/2005

Les socialistes lommois perdent le Nord !

Les socialistes Lommois sont déboussolés. Ils l’ont d’abord été sérieusement en 1999 quand Arthur Notebart choisit de me soutenir dans mon combat contre « le parti des combinards ». En 2001, ils dûrent encaisser mon élection comme conseiller général UDF. Ce sont les Lommois qui ont choisi par ce vote (55% à Lomme) de vacciner Lomme contre les dérives antidémocratiques de Yves Durand. C’est donc au moment où l’UDF fait entendre sa voix et où le PS est tiraillé par une ultime bataille des courants que Yves Durand fait écrire des « tracts bouffons » contre les démocrates. Dommage que les socialistes n’utilisent pas leurs stylos pour expliquer aux Lommois leurs erreurs. L’opposition dénonce leurs errements et quand c’est dans l’intérêt des Lommois, elle prend ses responsabilités et elle sait voter contre. En l’expliquant. clairement.

20:05 Publié dans Lomme | Lien permanent | Commentaires (4)