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23/05/2013

J'ai quitté le conseil communal de Lomme...

 

...pour occuper pleinement la présidence des Semaines Sociales Nord-Pas-de-Calais.

 

Monsieur le Maire,

 

conseil.jpgJe vous demande la parole en cette fin de conseil pour vous confirmer ce que j’ai eu l’occasion de vous dire par oral mais que j’ai à ce stade matérialisé officiellement, à savoir ma lettre de démission du conseil communal. J’ai préféré venir vous l’apporter, participer à l’ensemble de ce conseil et donner quelques explications.

 

Je suis élu depuis 2001 et c’était donc une décision difficile à prendre. J’aime ma ville de Lomme dont une part de l'histoire est aussi l'histoire d'une partie de ma famille. Mes arrières grands-parents sont arrivés à Lomme à la création de la cité cheminote de Délivrance. Je suis toujours ému quand je les vois en photo en habits de militants avec la banderole SFIO, à côté du jeune maire qu’était dans les années 50, Arthur Notebart.  Comme élu, j’ai toujours recherché le service de l’intérêt général…en pensant toujours un peu à eux et à des militants comme Gilbert Forestier que j’ai connu. L’idée de m’investir dans la cité était certainement inscrite dans mes engagements de jeunesse, à commencer par le scoutisme qui m’a appris le courage et la foi à tenir au regard des engagements pris.

 

francois-bayrou gouverner.jpgMon engagement actif dans cette ville remonte à 1993, et vous savez que j’ai été autant l’opposant d’Yves Durand que son allié. Certains ont vu là le reniement d’un homme mais j’ai cru et je crois toujours qu’il y a dans notre vie politique, la nécessité d’un pôle progressiste fort. J’ai cherché à creuser en conscience et en liberté, un sillon droit et profond, hors des sentiers battus et des postures clivées souvent artificiellement. Je ne regrette rien et si c’était à refaire, je referai les choses de la même manière. Je redis mon admiration pour François Bayrou qui en ne cessant durant ces dernières années de combattre la caricature politique m’a donné la force nécessaire pour mener un ensemble de combats politiques, le plus souvent difficiles.

 

diligent.jpgJe tiens d'André Diligent, entre autres enseignements, cette phrase pleine de sagesse, qu'il écrivait dans le livre qu'il a publié à la fin de sa vie : "On n'est jamais sûr d'avoir raison, mais au moins on sait si l'on est sincère et si on est fidèle à sa part de vérité".

 

Cette sincérité, les Lommois ont bien voulu la reconnaître et me faire confiance en m'élisant au Conseil général, il y a douze ans. Ils ont bien voulu que je continue à les représenter au Conseil communal en 2008. Ma part de vérité, j'ai ainsi pu la faire entendre, hier dans l'opposition, aujourd'hui dans la majorité, et toujours avec la volonté de construire, de déplacer les lignes, d'écrire, à mon simple niveau, des pages dont j'ai essayé qu'elles soient inédites. Bref, avec la volonté de contribuer à la vie collective. Et pour toutes ces années au service de la collectivité, je veux avant tout et très sincèrement remercier les Lommoises et les Lommois.

 

Ces dernières années, avec vous mes chers collègues, je suis heureux d’avoir pu imprimer quelques orientations à la politique de démocratie participative et je souhaite courage et détermination à mon successeur que j’apprécie beaucoup. Jean Pattou qui est présent ce soir m’avait passé le témoin, je le passe aujourd’hui à une personne ouverte et attentive. Toutes les délégations du maire sont importantes mais quand Yves Durand a bien voulu me la confier, je me vois encore lui dire qu’il y avait là matière à moissonner des champs entiers. Je souhaite la même détermination aux animateurs, aux élus référents et aux membres des comités renouvelés pour faire vivre vraiment ce lien nécessaire.

 

Aux électeurs de Lomme à Cœur, la liste que j’ai eu le plaisir de mener en 2008, je veux dire que j’ai incarné, certes seul, (la loi de la politique) la fidélité à nos idées. En partant, il n’y a pas de chaise vide puisque Dominique Keignart, une femme dynamique qui était seconde de liste, devient ainsi première au conseil communal. Je lui souhaite également courage et détermination.

 

Courage et détermination, c’est aussi ce que je vous souhaite Monsieur le Maire. J’ai rencontré à la fin de sa vie, Monsieur Arthur Notebart. Il a mis la barre très haut pour les successeurs. Il serait fier de beaucoup de choses aujourd’hui j’en suis sûr, mais je crois que de ce pont rénové, qui relie Lomme, ses quartiers, ses habitants, qui sera inauguré samedi, il serait très fier. Ce chantier, vous l’avez mené avec courage et détermination. Un débat est lancé sur la station de métro qui portera le nom d’Arthur Notebart. Je ne pense pas qu’il faille associer son nom à la station Lomme Lambersart, je penche pour celle du Pont Supérieur. Arthur Notebart a été résistant et c’est à cet endroit que s’est jouée début septembre 1944 la libération de Lomme. C’est aussi, avec le pont, l’autre point de jonction de nos quartiers. Mais ce n’est là qu’une modeste proposition de quelqu’un qui quitte cette noble assemblée.

 

Enfin, c’est parce que l’on m’a confié la Présidence des Semaines Sociales Nord Pas de Calais que je quitte le conseil. Nous allons entrer dans une période électorale et je ne souhaite pas, au regard de cette responsabilité nouvelle, conserver une position repérable dans la politique active. Je vais ainsi prendre du recul par rapport aux contingences politiques mais finalement continuer de faire de la politique autrement.

 

SSDF2.jpgLes Semaines Sociales c’est une tradition d’université itinérante née à Lille et Lyon en 1904. Depuis cette date, des chrétiens réfléchissent avec d’autres aux grandes questions de notre temps en invitant à l’action. Il y a dans notre pays une réelle tradition de chrétiens qui cherchent à penser le social. A Lomme, nous ne sommes pas en reste puisque Humanicité participe de cette logique avec des chrétiens engagés qui ont cherché à penser la difficile question des fragilités dans notre société. Thérèse Lebrun qui a été conseillère municipale, il y a plusieurs années et qui pilote aujourd’hui notamment ce projet s’inscrit dans ce courant des chrétiens engagés et actifs qui ont eu à cœur de penser le social inlassablement. Il faut ici lui rendre hommage, à la fois pour ce qui est réalisé mais tout ce qui va se construire autour d’Humanicité. Suivez Humanicité !

 

Je voudrais associer à cette reconnaissance Pascal Deren, qui était 3ème de notre liste en 2008, m’a beaucoup appris. Il a lui aussi un engagement social profond, oscillant entre des responsabilités nationales et un investissement au plus près des plus démunis.

 

2 figures lommoises actuelles, il y en a beaucoup d’autres. Il est donc important de notre point de vue que des lieux de réflexion, de formation et de débat continuent d’exister pour penser le social. Nous avions eu l’occasion de vous associer à une journée sur les processus de précarisation, Monsieur le Maire et Conseiller Général. Nous avions pris le temps d’une soirée avec Catherine Deruyter pour approfondir la question de la charte européenne pour l’égalité des hommes et des femmes. Nous préparons le thème annuel sur les métamorphoses du travail et pour 2014, nous accueillerons la session nationale autour du thème : nouvelles technologies, nouvelle anthropologie ? J’ai donc du pain sur la planche, mais j’ai autour de moi une équipe solide et motivée.

 

Mon dernier mot sera pour vous toutes et tous. J’ai développé avec la très grande majorité d’entre vous des relations amicales et confiantes. Pour beaucoup et pour des raisons compréhensibles, j’étais au début un homme politique de droite. Vous êtes aujourd’hui nombreuses et nombreux, à droite et à gauche, à avoir découvert à travers mon engagement le centre humaniste, son authenticité, ses exigences et son ancrage du côté des efforts à faire, sans relâche, pour faire une société plus juste.

 

Nous avons fait ici à Lomme le début de la démonstration que pour servir le progrès, les clivages d’hier ne sont pas la seule réponse. Mais pour que cette démonstration soit demain plus aboutie, nous devons continuer de travailler. Les Semaines Sociales, je l’ai indiqué, c’est le christianisme social en action. Au moment où de grands dangers nous guettent (des extrémismes de plus en plus actifs, une Europe fragilisée mais tellement nécessaire, une souffrance sociale réelle, un racisme latent et terriblement dangereux, …), il faut que des hommes et des femmes de bonne volonté continuent de se mobiliser. C’est à cette tâche de formation et de rayonnement que je souhaite me consacrer totalement.

 

Je quitte donc ce conseil pour me consacrer pleinement aux Semaines Sociales. Je ne serais jamais loin, je vous le dis, je le dis aux Lommois. Je suis certainement fait pour la politique. Le temps d’une pause de plusieurs années, vous me permettrez de me retirer pour approfondir idées, valeurs et convictions. Je vous souhaite à toutes et tous fierté et courage pour continuer d’assumer vos propres convictions. Monsieur le Maire, je suis sûr que vous êtes à la hauteur des défis de notre commune, vous imprimerez votre marque et chercherez à faire vivre l’esprit d’ouverture dont je vous sais porteur. Allez au bout de vos volontés en confiance !

 

Merci de votre attention.

 

Denis Vinckier

Conseil Communal de Lomme, le 23 mai 2013

23:09 Publié dans Lomme | Lien permanent | Commentaires (5)

23/12/2012

2ème journée d'étude André Diligent le 1er février

ficheetudiant_andre_diligent_recto2.jpgVoilà, le programme est prêt. Reste plus qu'à vous inscrire pour cette journée qui s'annonce dense, riche et passionnante ! Vous constaterez que nous avons un programme jusqu'en 2019. N'hésitez pas à rejoindre l'association des Amis d'André Diligent. D'ici là, Joyeux Noël !

13/12/2012

Le centre qui n'a jamais bradé ses convictions...

Monsieur le Maire,

Chers Collègues,

La vie communale comporte ses rites, le vote du budget en est un, le plus essentiel puisqu’il traduit concrètement l’ambition politique au service de la population. Il est donc normal que le Centre s’exprime.

 Deux préalables.

 Le premier pour redire que ce Centre qui s’exprime à cette table n’est pas un « ersatz de centrisme » comme on commence à en voir en tête de gondole des galeries marchandes de la politique. Le Centre qui s’exprime, c’est celui qui n’a jamais rien bradé de ses convictions, c’est le Centre qui depuis longtemps croit contre vents et marées, que l’économie pour faire court, doit servir l’Homme et tout l’Homme. Finalement, ce Centre qui partage avec une large majorité ici, cette idée que ce qui compte avant tout, c’est l’avancée du progrès social dans une société juste pour contrer l’égoïsme rampant et dangereux d’une société injuste. Premier préalable donc, mais j’ai appris d’Yves Durand, que l’art de la pédagogie c’est la répétition. Je voulais donc redire d’où je parlais.

 Second préalable sous forme de rapport d’étonnement des premiers mois de mandat de Monsieur le nouveau Maire de Lomme. Je n’ai personnellement jamais eu aucun doute sur votre capacité à mener la barque municipale. C’est la raison pour laquelle j’avais voté pour vous sans aucune hésitation en septembre dernier…même en n’étant pas là. A l’heure où nos concitoyens ont besoin de trouver dans la représentation politique (locale et nationale) des représentants solides, proches et attentifs, je crois que les efforts que vous déployez au service d’une plus grande proximité, sont importants et nécessaires. La partie aujourd’hui la plus visible, ce sont ces rencontres directes avec les habitants dont la lettre du Maire se fait l’écho. Derrière cela, il y a une ambition, celle dont vous dites souvent, d’arriver à être le garant des politiques menées au plus près de nos habitants.

 Je vous encourage donc à poursuivre ce mouvement et je suis heureux que la politique de Démocratie Participative qui s’inscrit dans cette même conception de la proximité, requière votre totale implication. Yves Durand m’avait fait le plaisir de me confier une délégation difficile au sein de laquelle il fallait solidifier des fondations. Avec vous, je n’ai pas de doute, nous inscrirons cette politique davantage encore dans la proximité en lui offrant une cohérence nouvelle. C’est tout le travail que nous avons mené ensemble, avec une grande partie des élus et les animateurs des Comités de Quartier que je salue et remercie ici publiquement.  Ce travail fera l’objet début d’année d’une délibération officielle de notre conseil. La proximité colle à l’action. C’est notre feuille de route à nous et au-delà de nous pour encore longtemps, aussi longtemps que la démocratie aura besoin de défenseurs. Dans ce combat-là, nous ne serons jamais trop nombreux.

 Sur le budget maintenant.

 Nous avions eu un débat sur les orientations budgétaires qui avait posé les jalons d’une volonté de maintien des politiques menées, de l’ancrage de politiques innovantes comme l’aménagement du temps de l’enfant en complément du Projet Educatif Global, Lomme devant rester la ville de toutes les solidarités, marque de fabrique.

 Comme d’autres, j’avais été un observateur certes silencieux mais néanmoins extrêmement attentif, de la tonalité donnée par notre collègue « communiste devant l’éternel » Jean-Pierre Staelens et je crois comme Monsieur le Maire que si la stratégie présidentielle est claire, elle reste difficile à mener. Il y a des phases différentes, un socle à rétablir, des économies à engendrer pour retrouver des marges de manœuvre selon l’expression consacrée.

 Notre collègue Eric Finne, Président du Groupe Socialiste, avait utilisé un terme juste en résumant la situation au fait que nous étions les héritiers d’une situation non souhaitée. Nous devons donc instruire, construire et produire le changement réel. Et nous devons le faire du local au global, du global au local, en rejetant tout ce qui relève du blocage et du bocal.

 

-          Du local au global, l’ATE est un bel exemple de réalisation locale qui peut trouver une projection nationale.

-          Du global au local, la réforme attendue des collectivités doit être juste et confiante entre l’Etat et les Collectivités.

 C’est là une feuille de route, solide et éclairante, qui doit nous éviter de tomber justement dans blocage et bocal. La revendication et la déclamation n’ont jamais fait de grandes politiques.

 Ceci pour dire que le changement ne peut être qu’un changement cohérent et exigeant.

 Car si nous regardons les choses et la réalité en face, le climat politique national est absurde. Et il l’est depuis longtemps. Personnellement, j’ai toujours cherché et recherché les notes décalées d’une partition nouvelle. Les schémas du passé, il faut les avoir en tête mais ils ne sont pas forcément les meilleurs atouts pour entrevoir les schémas de demain.

 Nous menons à Lomme et faisons à Lomme des efforts sous votre impulsion Monsieur le Maire et sous celle d’Yves Durand hier, efforts en termes de politiques communales que beaucoup nous envient et que certainement quelques-uns contestent. L’association avec Lille a permis d’amplifier des politiques, je n’ai jamais contesté ce point. Juste et contrairement à ce que j’ai pu lire dans le quotidien Voix du Nord récemment, ce n’est pas l’association qui a financé la Médiathèque mais l’emprunt municipal associé à des subventions dont une de l’Europe, l’Europe et la culture ont toujours marché de concert. Je referme la parenthèse, sinon que pour ajouter que la salle "cultures du monde" viendra compléter la palette culturelle. Nous avons vu dans les tableaux de présentation la place que l'éducation et la culture occupent dans notre budget communal, à la fois en investissement et en fonctionnement, lesquelles permettent les 300 manifestations évoquées par Didier Delmotte.

 Ces politiques que pour ma part je soutiens, soutien que je vais traduire par un vote positif au moment du choix tout à l’heure, je pense que nous devons les conforter et prendre garde à ne pas les caricaturer par des discours stéréotypés, au risque même de dénaturer les nombreux efforts qui sont faits. Je redis ma conviction profonde : nos concitoyens, pour une grande part en attente et en souffrance, n’attendent pas justement le grand soir mais une politique cohérente, juste et durable. Celle qui est menée à Lomme peut rassurer et inspirer au-delà. Je vais donner un exemple qui me donnera l’occasion de saluer notre adjoint en charge des finances. Il participait la semaine dernière à un débat relativement ouvert auquel je n’ai pas pu me rendre mais dont j’ai pu recueillir quelques échos spontanés…toujours gages d’authenticité.

 

Que sont ces échos ? Le plus notoire, c’est la perception d’un décalage énorme entre une forme de « cirque national avec un combat permanent » ET finalement la découverte d’élus locaux tout à fait normaux, civilisés et orientés vers le service des populations.

 

Cette caricature mais je devrais dire cette volonté de l’écarter, nous devons en être, je reprends votre mot, Monsieur le Maire, les garants. Voter un budget communal, c’est un acte qui honore la représentation communale. Pas au sens de la fierté mais au sens du service rendu.

 

Chers Collègues, j’en termine en m’excusant pour la longueur (qui n’est pas langueur chez moi) mais je suis convaincu que nos concitoyens sont en attente et que la responsabilité des politiques est plus grande que jamais. Des formes nouvelles de coopérations politiques vont s’imposer pour poser les problèmes qui sont devant nous en vérité, et pour les résoudre. Voter le budget est un acte de confiance au service de notre commune et de ses habitants et au-delà de l’idée que nous nous faisons d’un changement juste. Le projet de budget proposé nous engage tous à continuer à construire une ville solidaire. C’est un chemin exigeant. Mais c’est le seul dans lequel le Centre ici peut aujourd’hui se retrouver.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

Denis Vinckier

Lomme le 13 Décembre 2012

 

21:56 Publié dans Lomme | Lien permanent | Commentaires (1)

11/09/2012

Chronique d’un dimanche ordinaire

Permettez-moi, à vous lecteurs et électeurs, ce titre devenu nécessaire par le besoin de dire que je ne serai pas adjoint au nouveau maire de Lomme dimanche. Beaucoup se posaient légitimement et sincèrement la question, et ce depuis des mois. Moi-même, j’avais laissé entendre ici et là que la promesse m’avait été faite d’intégrer l’équipe rapprochée en 2012. Mais chacun sait que les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. J’ai cru dans la parole d’Yves Durand et de Roger Vicot. Mais on ne vit pas en politique de ressentiments. Ces deux élus que je respecte ont leurs raisons et leurs priorités. D’après mes informations, c’est d’ailleurs Olivier Caremelle, que j’apprécie, qui va faire son entrée dans le cercle des adjoints. J’ai de l’estime et de la considération pour lui. Je sais qu’il mènera son travail et ses délégations avec rigueur et entrain. C’est d’ailleurs à lui que je donnerai mon pouvoir dimanche, lui donnant par la même occasion l’opportunité de pouvoir voter à deux reprises…pour lui-même. Donc voilà, il est mis fin au suspense me concernant. Nul doute que certains seront tristes, d’autres ravis.

Mais que chacun se rassure, cette décision ne me pose pas de problème majeur. Evidemment sur une carte de visite, cela fait bien mieux d’être adjoint que conseiller délégué...ou conseiller tout court. Mais c’est toujours de la fonction d’élu dont il s’agit, celle qu’il faut plus que jamais réhabiliter et mettre à l’honneur. Il n’y a pas de petits et de grands élus, il y a des élus. Etre élu, c’est quelque part ce que je me suis engagé à devenir quand je me suis engagé en politique dès mes 18 ans. J’ai cru, depuis cette date, dans la nécessité de dépasser les camps politiques. C’est cela être centriste. Et c’est peu dire, qu’à Lomme, j’ai tenté d’incarner cette dimension politique. La greffe n’a pas totalement prise. Une greffe c’est toujours un peu difficile, sans compter les accidents et les imprévus. Mais que l’on se rassure, là aussi, je n’ai pas renoncé à être maire de Lomme un jour. En fait, pour le dire plus clairement, je n’ai pas renoncé à créer les conditions d’un rassemblement qui aille au-delà du parti socialiste. Certes des amis me conseillent d’aller jeter ma canne à pêche…aux voix électorales ailleurs. Lomme, pour moi, ce n’est pas n’importe quelle ville. C’est la ville qui a vu arriver il y a plus de 90 ans mon aïeul, à la Cité des Cheminots de Délivrance. Il était membre à l’époque de la SFIO, Section Française de l’Internationale Ouvrière.

Et puis, je n’oublierai jamais que ce sont les centristes du MRP qui ont permis en 1947 à Arthur Notebart de devenir Maire de Lomme, avec cette longue carrière qu’il a pu avoir. Les socialistes ne peuvent décemment oublier l’histoire comme ils ne peuvent pas ne pas s’interroger gravement devant le sort qui a été fait à François Bayrou aux dernières élections législatives. Si certains socialistes ont des réflexes de clan, pour ma part je veux continuer de croire que les clans n’ont pas d’avenir. Ce qui compte c’est l’homme avec un grand H ! Le dire, le penser et croire dans cette idée à Lomme, cela a peut-être encore davantage de sens.

Je souhaite du courage à Roger Vicot, mon successeur au Conseil Général. Je souhaite qu’il continue à me faire confiance pour mener à bien cette délégation confiée par Yves Durand de la démocratie participative mais qui s’apparente de plus en plus à une véritable ambition en matière de redressement démocratique au niveau local. Depuis toujours, je vis avec cette idée que la démocratie est à construire chaque jour davantage.

Denis Vinckier

Lomme, le 11 septembre 2012

 

01/09/2012

Michel Falise, incarnation de l' universitaire engagé

Nous avons appris avec tristesse hier soir la disparition brutale de Michel Falise, lequel avait été un grand Président-Recteur de l' Université Catholique de Lille, grand universitaire reconnu et engagé dans la cité au titre de ce que l' on appelerait aujourd'hui "le redressement démocratique". Auteur de nombreux ouvrages, il va manquer cruellement car ce n' était pas un retraité inactif mais un agitateur d' idées en bouillonnement permanent. Il continuait de donner des conférences aux étudiants sur la crise actuelle, le sens qu' il fallait lui donner et les raisons de croire dans un monde meilleur. Économiste, il était résolument optimiste et progressiste. Il y a quelques mois, sentant une forme de vieillesse l' atteindre, il avait publié l' inattendu d' une vie. Il y a là, au moment de son départ, matière à aller puiser aux sources d' un homme et d' un universitaire pas tout à fait comme les autres. Témoin d' une époque, il a marqué beaucoup de personnes et de jeunes. Son engagement au service de la démocratie participative restera pour moi un exemple...à suivre et à prolonger avec le même enthousiasme.

06:00 Publié dans 2012 | Lien permanent | Commentaires (1)