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13/12/2012

Le centre qui n'a jamais bradé ses convictions...

Monsieur le Maire,

Chers Collègues,

La vie communale comporte ses rites, le vote du budget en est un, le plus essentiel puisqu’il traduit concrètement l’ambition politique au service de la population. Il est donc normal que le Centre s’exprime.

 Deux préalables.

 Le premier pour redire que ce Centre qui s’exprime à cette table n’est pas un « ersatz de centrisme » comme on commence à en voir en tête de gondole des galeries marchandes de la politique. Le Centre qui s’exprime, c’est celui qui n’a jamais rien bradé de ses convictions, c’est le Centre qui depuis longtemps croit contre vents et marées, que l’économie pour faire court, doit servir l’Homme et tout l’Homme. Finalement, ce Centre qui partage avec une large majorité ici, cette idée que ce qui compte avant tout, c’est l’avancée du progrès social dans une société juste pour contrer l’égoïsme rampant et dangereux d’une société injuste. Premier préalable donc, mais j’ai appris d’Yves Durand, que l’art de la pédagogie c’est la répétition. Je voulais donc redire d’où je parlais.

 Second préalable sous forme de rapport d’étonnement des premiers mois de mandat de Monsieur le nouveau Maire de Lomme. Je n’ai personnellement jamais eu aucun doute sur votre capacité à mener la barque municipale. C’est la raison pour laquelle j’avais voté pour vous sans aucune hésitation en septembre dernier…même en n’étant pas là. A l’heure où nos concitoyens ont besoin de trouver dans la représentation politique (locale et nationale) des représentants solides, proches et attentifs, je crois que les efforts que vous déployez au service d’une plus grande proximité, sont importants et nécessaires. La partie aujourd’hui la plus visible, ce sont ces rencontres directes avec les habitants dont la lettre du Maire se fait l’écho. Derrière cela, il y a une ambition, celle dont vous dites souvent, d’arriver à être le garant des politiques menées au plus près de nos habitants.

 Je vous encourage donc à poursuivre ce mouvement et je suis heureux que la politique de Démocratie Participative qui s’inscrit dans cette même conception de la proximité, requière votre totale implication. Yves Durand m’avait fait le plaisir de me confier une délégation difficile au sein de laquelle il fallait solidifier des fondations. Avec vous, je n’ai pas de doute, nous inscrirons cette politique davantage encore dans la proximité en lui offrant une cohérence nouvelle. C’est tout le travail que nous avons mené ensemble, avec une grande partie des élus et les animateurs des Comités de Quartier que je salue et remercie ici publiquement.  Ce travail fera l’objet début d’année d’une délibération officielle de notre conseil. La proximité colle à l’action. C’est notre feuille de route à nous et au-delà de nous pour encore longtemps, aussi longtemps que la démocratie aura besoin de défenseurs. Dans ce combat-là, nous ne serons jamais trop nombreux.

 Sur le budget maintenant.

 Nous avions eu un débat sur les orientations budgétaires qui avait posé les jalons d’une volonté de maintien des politiques menées, de l’ancrage de politiques innovantes comme l’aménagement du temps de l’enfant en complément du Projet Educatif Global, Lomme devant rester la ville de toutes les solidarités, marque de fabrique.

 Comme d’autres, j’avais été un observateur certes silencieux mais néanmoins extrêmement attentif, de la tonalité donnée par notre collègue « communiste devant l’éternel » Jean-Pierre Staelens et je crois comme Monsieur le Maire que si la stratégie présidentielle est claire, elle reste difficile à mener. Il y a des phases différentes, un socle à rétablir, des économies à engendrer pour retrouver des marges de manœuvre selon l’expression consacrée.

 Notre collègue Eric Finne, Président du Groupe Socialiste, avait utilisé un terme juste en résumant la situation au fait que nous étions les héritiers d’une situation non souhaitée. Nous devons donc instruire, construire et produire le changement réel. Et nous devons le faire du local au global, du global au local, en rejetant tout ce qui relève du blocage et du bocal.

 

-          Du local au global, l’ATE est un bel exemple de réalisation locale qui peut trouver une projection nationale.

-          Du global au local, la réforme attendue des collectivités doit être juste et confiante entre l’Etat et les Collectivités.

 C’est là une feuille de route, solide et éclairante, qui doit nous éviter de tomber justement dans blocage et bocal. La revendication et la déclamation n’ont jamais fait de grandes politiques.

 Ceci pour dire que le changement ne peut être qu’un changement cohérent et exigeant.

 Car si nous regardons les choses et la réalité en face, le climat politique national est absurde. Et il l’est depuis longtemps. Personnellement, j’ai toujours cherché et recherché les notes décalées d’une partition nouvelle. Les schémas du passé, il faut les avoir en tête mais ils ne sont pas forcément les meilleurs atouts pour entrevoir les schémas de demain.

 Nous menons à Lomme et faisons à Lomme des efforts sous votre impulsion Monsieur le Maire et sous celle d’Yves Durand hier, efforts en termes de politiques communales que beaucoup nous envient et que certainement quelques-uns contestent. L’association avec Lille a permis d’amplifier des politiques, je n’ai jamais contesté ce point. Juste et contrairement à ce que j’ai pu lire dans le quotidien Voix du Nord récemment, ce n’est pas l’association qui a financé la Médiathèque mais l’emprunt municipal associé à des subventions dont une de l’Europe, l’Europe et la culture ont toujours marché de concert. Je referme la parenthèse, sinon que pour ajouter que la salle "cultures du monde" viendra compléter la palette culturelle. Nous avons vu dans les tableaux de présentation la place que l'éducation et la culture occupent dans notre budget communal, à la fois en investissement et en fonctionnement, lesquelles permettent les 300 manifestations évoquées par Didier Delmotte.

 Ces politiques que pour ma part je soutiens, soutien que je vais traduire par un vote positif au moment du choix tout à l’heure, je pense que nous devons les conforter et prendre garde à ne pas les caricaturer par des discours stéréotypés, au risque même de dénaturer les nombreux efforts qui sont faits. Je redis ma conviction profonde : nos concitoyens, pour une grande part en attente et en souffrance, n’attendent pas justement le grand soir mais une politique cohérente, juste et durable. Celle qui est menée à Lomme peut rassurer et inspirer au-delà. Je vais donner un exemple qui me donnera l’occasion de saluer notre adjoint en charge des finances. Il participait la semaine dernière à un débat relativement ouvert auquel je n’ai pas pu me rendre mais dont j’ai pu recueillir quelques échos spontanés…toujours gages d’authenticité.

 

Que sont ces échos ? Le plus notoire, c’est la perception d’un décalage énorme entre une forme de « cirque national avec un combat permanent » ET finalement la découverte d’élus locaux tout à fait normaux, civilisés et orientés vers le service des populations.

 

Cette caricature mais je devrais dire cette volonté de l’écarter, nous devons en être, je reprends votre mot, Monsieur le Maire, les garants. Voter un budget communal, c’est un acte qui honore la représentation communale. Pas au sens de la fierté mais au sens du service rendu.

 

Chers Collègues, j’en termine en m’excusant pour la longueur (qui n’est pas langueur chez moi) mais je suis convaincu que nos concitoyens sont en attente et que la responsabilité des politiques est plus grande que jamais. Des formes nouvelles de coopérations politiques vont s’imposer pour poser les problèmes qui sont devant nous en vérité, et pour les résoudre. Voter le budget est un acte de confiance au service de notre commune et de ses habitants et au-delà de l’idée que nous nous faisons d’un changement juste. Le projet de budget proposé nous engage tous à continuer à construire une ville solidaire. C’est un chemin exigeant. Mais c’est le seul dans lequel le Centre ici peut aujourd’hui se retrouver.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

Denis Vinckier

Lomme le 13 Décembre 2012

 

21:56 Publié dans Lomme | Lien permanent | Commentaires (1)

11/09/2012

Chronique d’un dimanche ordinaire

Permettez-moi, à vous lecteurs et électeurs, ce titre devenu nécessaire par le besoin de dire que je ne serai pas adjoint au nouveau maire de Lomme dimanche. Beaucoup se posaient légitimement et sincèrement la question, et ce depuis des mois. Moi-même, j’avais laissé entendre ici et là que la promesse m’avait été faite d’intégrer l’équipe rapprochée en 2012. Mais chacun sait que les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. J’ai cru dans la parole d’Yves Durand et de Roger Vicot. Mais on ne vit pas en politique de ressentiments. Ces deux élus que je respecte ont leurs raisons et leurs priorités. D’après mes informations, c’est d’ailleurs Olivier Caremelle, que j’apprécie, qui va faire son entrée dans le cercle des adjoints. J’ai de l’estime et de la considération pour lui. Je sais qu’il mènera son travail et ses délégations avec rigueur et entrain. C’est d’ailleurs à lui que je donnerai mon pouvoir dimanche, lui donnant par la même occasion l’opportunité de pouvoir voter à deux reprises…pour lui-même. Donc voilà, il est mis fin au suspense me concernant. Nul doute que certains seront tristes, d’autres ravis.

Mais que chacun se rassure, cette décision ne me pose pas de problème majeur. Evidemment sur une carte de visite, cela fait bien mieux d’être adjoint que conseiller délégué...ou conseiller tout court. Mais c’est toujours de la fonction d’élu dont il s’agit, celle qu’il faut plus que jamais réhabiliter et mettre à l’honneur. Il n’y a pas de petits et de grands élus, il y a des élus. Etre élu, c’est quelque part ce que je me suis engagé à devenir quand je me suis engagé en politique dès mes 18 ans. J’ai cru, depuis cette date, dans la nécessité de dépasser les camps politiques. C’est cela être centriste. Et c’est peu dire, qu’à Lomme, j’ai tenté d’incarner cette dimension politique. La greffe n’a pas totalement prise. Une greffe c’est toujours un peu difficile, sans compter les accidents et les imprévus. Mais que l’on se rassure, là aussi, je n’ai pas renoncé à être maire de Lomme un jour. En fait, pour le dire plus clairement, je n’ai pas renoncé à créer les conditions d’un rassemblement qui aille au-delà du parti socialiste. Certes des amis me conseillent d’aller jeter ma canne à pêche…aux voix électorales ailleurs. Lomme, pour moi, ce n’est pas n’importe quelle ville. C’est la ville qui a vu arriver il y a plus de 90 ans mon aïeul, à la Cité des Cheminots de Délivrance. Il était membre à l’époque de la SFIO, Section Française de l’Internationale Ouvrière.

Et puis, je n’oublierai jamais que ce sont les centristes du MRP qui ont permis en 1947 à Arthur Notebart de devenir Maire de Lomme, avec cette longue carrière qu’il a pu avoir. Les socialistes ne peuvent décemment oublier l’histoire comme ils ne peuvent pas ne pas s’interroger gravement devant le sort qui a été fait à François Bayrou aux dernières élections législatives. Si certains socialistes ont des réflexes de clan, pour ma part je veux continuer de croire que les clans n’ont pas d’avenir. Ce qui compte c’est l’homme avec un grand H ! Le dire, le penser et croire dans cette idée à Lomme, cela a peut-être encore davantage de sens.

Je souhaite du courage à Roger Vicot, mon successeur au Conseil Général. Je souhaite qu’il continue à me faire confiance pour mener à bien cette délégation confiée par Yves Durand de la démocratie participative mais qui s’apparente de plus en plus à une véritable ambition en matière de redressement démocratique au niveau local. Depuis toujours, je vis avec cette idée que la démocratie est à construire chaque jour davantage.

Denis Vinckier

Lomme, le 11 septembre 2012

 

01/09/2012

Michel Falise, incarnation de l' universitaire engagé

Nous avons appris avec tristesse hier soir la disparition brutale de Michel Falise, lequel avait été un grand Président-Recteur de l' Université Catholique de Lille, grand universitaire reconnu et engagé dans la cité au titre de ce que l' on appelerait aujourd'hui "le redressement démocratique". Auteur de nombreux ouvrages, il va manquer cruellement car ce n' était pas un retraité inactif mais un agitateur d' idées en bouillonnement permanent. Il continuait de donner des conférences aux étudiants sur la crise actuelle, le sens qu' il fallait lui donner et les raisons de croire dans un monde meilleur. Économiste, il était résolument optimiste et progressiste. Il y a quelques mois, sentant une forme de vieillesse l' atteindre, il avait publié l' inattendu d' une vie. Il y a là, au moment de son départ, matière à aller puiser aux sources d' un homme et d' un universitaire pas tout à fait comme les autres. Témoin d' une époque, il a marqué beaucoup de personnes et de jeunes. Son engagement au service de la démocratie participative restera pour moi un exemple...à suivre et à prolonger avec le même enthousiasme.

06:00 Publié dans 2012 | Lien permanent | Commentaires (1)

24/08/2012

Affaire Lehmann, affaire à suivre...

Nous avons tous ressenti à la fois de l'inquiétude, puis du soulagement et de la compassion pour Aimé Lehmann, ce lommois lourdement handicapé, qui a traversé la France espérant empocher plus de 150.000 euros.

Il est rentré, sain et sauf, sans bien entendu les 158.000 euros promis par un prospectus alléchant, trouvé dans sa boîte aux lettres. La société mise en cause a été bien inspirée en lui proposant la prise en charge de son billet retour en première classe. Elle s'est certainement épargnée des poursuites ...et une atteinte durable à son image. L'affaire serait donc classée.

Pourtant, ce n'est pas notre brave lommois qui aurait pu intenter un procès à ladite société, puisque c'est en vidant les derniers euros de son compte bancaire qu'il a pu se payer le voyage jusqu'à Cannes.

Personne n'en voudra à cet homme âgé et donc vulnérable d'avoir cru au Père Noël. En tous cas, je ne fais pas partie de celles et ceux qui le moqueraient spontanément. Car nous vivons de plus en plus sur le coup de publicités intrusives, de ventes quasi-forcées. Moi-même j'ai eu le malheur de répondre par téléphone à un prestataire de service socio-culturels disons. On m'indique que comme je suis un client privilégié (sic), la dite société me propose de choisir parmi 3 cadeaux. Ce n'était pas plus tard que samedi dernier. Je précise à l'opératrice que je ne souhaite rien. Elle force avec des mots habiles ma décision en soulignant que je dois choisir un cadeau dans la mesure où je suis un client privilégié, que cela ne m'engage à rien, prend mon mail...et m'indique que je recevrais dans les 24h une confirmation...que je n'ai pas reçu à ce jour.

Bref, l'affaire Lehmann est une affaire à suivre par le législateur. Bien sûr, et heureusement, peu de personnes âgées vont faire comme Aimé Lehmann le chemin de Cannes mais davantage vont laisser auprès de ces sociétés dont il n'est pas toujours facile de savoir où elles sont localisées, non pas des plumes mais des euros.

D'aucuns invoqueront la liberté du consommateur. Je pense que la liberté du consommateur va de pair avec une moralisation des ventes par correspondance. Les organisations représentantes de ce secteur doivent prendre en compte la détresse de Monsieur Lehmann qui n'est pas un cas isolé. Au moment où une partie de notre société est de plus en plus vieillissante et la prise en compte de la vulnérabilité une éthique pour le vivre ensemble, l'affaire Lehmann est une affaire à suivre !

Denis Vinckier

11:54 Publié dans Lomme | Lien permanent | Commentaires (2)

29/06/2012

Les Amis d'André Diligent invitent Jacques Barrot

 

Les Amis d’André Diligent

sont heureux de vous inviter à leur Assemblée Générale annuelle

le Samedi 22 septembre 2012

 

à 14h à la Médiathèque de Roubaix

(Rez de Chaussée, à proximité de l’Hôtel de Ville). 

 

Suivie à 15h30 d’une conférence de

jacques barrot2.jpgJacques Barrot

 

avec présentation de l’ouvrage

« De l’indignation à l’engagement »

et séance de dédicaces.

 

Invitation à diffuser largement autour de vous

 

Cet ouvrage présente les humanistes d'inspiration chrétienne qui ont marqué le XXe siècle, de Joseph Fontanet à André Diligent. Il interroge également la place et l'avenir de la Démocratie chrétienne en France et en Europe.

10:03 Publié dans 2012 | Lien permanent | Commentaires (3)